Modifié le 13 février 2018

La "Raspoutine" de Corée du Sud condamnée à 20 ans de prison

Choi Soon-sil, la confidente de l'ombre de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye et rebaptisée "Raspoutine", photographiée le 16 janvier 2017 à Séoul.
Choi Soon-sil, la confidente de l'ombre de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye et rebaptisée "Raspoutine", photographiée le 16 janvier 2017 à Séoul. [Kim Hong-Ji - Reuters]
La confidente de l'ombre de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye, au coeur du scandale de corruption qui a précipité sa chute, a été condamnée mardi à 20 ans de réclusion criminelle.

Choi Soon-sil, rebaptisée "Raspoutine" par les médias sud-coréens, est la fille d'un mystérieux chef religieux. Elle fut pendant des décennies une amie très proche de Park Geun-hye. Le tribunal du district central de Séoul l'a reconnue coupable d'abus de pouvoir, de corruption et de s'être mêlée des affaires de l'Etat.

Elle a tiré profit "de ses liens personnels de longue date" avec l'ex-présidente pour contraindre des grands groupes à verser des fonds à des fondations sous son contrôle.

Une dizaine de millions de francs

Elle a accepté 14 milliards de wons (12 millions de francs) de la part de Samsung, le premier conglomérat sud-coréen, et de Lotte, géant de la vente au détail, et s'est "largement mêlée des affaires de l'Etat". "Sa culpabilité est lourde", a indiqué le juge, relevant qu'elle n'avait montré aucun repentir.

Le vice-président et héritier de Samsung et le président de Lotte ont été condamnés à 5 ans et 2 ans et demi de prison, tandis que l'ex-conseiller de la présidente Park, a écopé de 6 ans d'emprisonnement.

ats/cab

Publié le 13 février 2018 - Modifié le 13 février 2018

L'ex-présidente risque aussi une lourde peine

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye avait été destituée en décembre 2016 par l'Assemblée nationale, décision confirmée trois mois plus tard par la Cour constitutionnelle.

Cette validation avait permis du même coup la levée de son immunité présidentielle, son audition, son placement en détention provisoire et son inculpation.

La condamnation mardi de Choi Soon-sil pourrait augurer du sort futur de Park Geun-hye, elle-même en procès pour corruption, car 15 des 18 chefs d'accusation qui pesaient sur les épaules de Mme Choi sont similaires aux poursuites contre l'ex-cheffe de l'Etat.