Modifié le 12 février 2018

Alexis Tsipras saisit le Parlement grec pour enquêter sur le scandale Novartis

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras devant le Parlement, photographié ici le 19 décembre 2017.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras devant le Parlement, photographié ici le 19 décembre 2017. [Alexandros Vlachos - Keystone]
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé la saisie du Parlement pour enquêter sur la responsabilité pénales de dix ténors des précédents gouvernements dans une affaire présumée de corruption visant Novartis.

La Grèce usera de "tous les moyens légaux" à sa disposition pour "récupérer l'argent dont Novartis a privé l'Etat" via le gonflement présumé de ses tarifs de 2006 à 2015, a ajouté Alexis Tsipras, qui s'exprimait devant le groupe parlementaire de son parti Syriza.

Cette annonce enclenche le mécanisme prévu en Grèce par la Constitution sur les poursuites envers des membres ou ex-membres de gouvernement pour des méfaits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Ministres et Premiers ministres

Deux anciens Premiers ministres, dont le conservateur Antonis Samaras remplacé au pouvoir en 2015 par Alexis Tsipras, et huit ex-ministres, dont le commissaire européen chargé des questions migratoires Dimitris Avramopoulos, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale, Yannis Stournaras, sont visés par cette procédure.

Les pratiques présumées illégales utilisées par Novartis auraient coûté à l'Etat grec seul environ 3 milliards d'euros (3,42 milliards de francs).

La Suisse est concernée au premier plan par l'enquête, l'Office fédéral de la justice (OFJ) ayant reçu deux demandes d'entraide judiciaire, l'une en provenance de Grèce, l'autre des Etats-Unis.

>> Lire aussi: Les Etats-Unis et la Grèce, qui enquêtent sur Novartis, font appel à la justice suisse

ats/kkub

Publié le 12 février 2018 - Modifié le 12 février 2018