Modifié le 12 janvier 2018

Les Flamands de Belgique invités à passer "30 jours sans râler"

Isabelle Gonnissen (à g.) et Greet Van Hecke sont les initiatrices de l'action "30 jours sans se plaindre".
Isabelle Gonnissen (à g.) et Greet Van Hecke sont les initiatrices de l'action "30 jours sans se plaindre". [DR - www.30dagenzonderklagen.be]
En Belgique, les habitants de la Flandre sont invités à participer à un "mois sans râler" à partir du troisième lundi de janvier, déclaré "jour le plus déprimant de l'année". Le ministre régional de la Santé soutient l'initiative.

Le 15 janvier sera le "Blue Monday", soit le jour le plus déprimant de l'année, selon la formule élaborée par un psychologue britannique. Ce choix se base sur plusieurs facteurs: météo, jours écoulés depuis les fêtes, prise de poids, etc.

En réaction, les Belges Greet Van Hecke et Isabelle Gonnissen ont lancé l'action "30 jours sans se plaindre" ("30 dagen zonder klagen", en flamand), pendant laquelle la population est invitée à s'abstenir de rouspéter. Elles ont prévu de distiller des conseils sur le site internet de la campagne et de lancer des défis (notamment sportifs) aux participants sur Facebook pendant toute la durée de l'opération.

Les participants devront remplir un formulaire évaluant à quel point ils sont heureux, qui servira à mesurer l'impact des 30 jours passés sans ronchonner. Le but est d'estimer dans quelle mesure les liens entre santé et attitude positive existent, a expliqué Geert Van Hecke à la RTBF.

Une action pour la santé

Plusieurs personnalités flamandes - sportifs, acteurs culturels, présentateurs TV, auteurs ou responsables d'entreprises - ont accepté d'être les ambassadeurs de la campagne. L'action "un mois sans râler" a même le soutien de Jo Vandeurzen, le ministre flamand de la Santé et du bien-être.

Pourtant, tous les psychologues ne s'accordent pas sur les effets des lamentations sur la santé. Pour certains, râler est nécessaire pour extérioriser les émotions négatives. Selon d'autres, râler libère le cortisol - l'hormone du stress - et ne fait donc qu'entretenir un malaise. Sans compter que nos jérémiades stressent les autres aussi: râler équivaut donc à une forme de pollution sanitaire.

>> Est-ce que râler affecte notre santé? Les explications de Katja Schaer dans Tout un monde:

Deux Belges ont lancé l'action "30 jours sans se plaindre"
DR - DR
Tout un monde - Publié le 12 janvier 2018

Adaptation web: Jessica Vial

Publié le 12 janvier 2018 - Modifié le 12 janvier 2018