Modifié le 03 janvier 2018

La Hongrie et la Pologne rejettent la politique migratoire européenne

Le Premier ministre polonais Mateus Morawiecki (à gauche) et le Premier ministre hongrois Viktor Orban (à droite) en conférence de presse à Budapest, le mercredi 3 janvier.
Le Premier ministre polonais Mateus Morawiecki (à gauche) et le Premier ministre hongrois Viktor Orban (à droite) en conférence de presse à Budapest, le mercredi 3 janvier. [Bernadett Szabo - Reuters]
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et son homologue polonais, Mateusz Morawiecki, ont réitéré mercredi devant les médias leur refus d'accueillir des migrants en vertu d'un système de quotas européens.

Les deux dirigeants conservateurs sont critiqués à Bruxelles pour ce refus mais aussi pour la mainmise de plus en plus grande exercée par leurs gouvernements sur les médias et la justice.

La Commission européenne a annoncé le mois dernier qu'elle engageait une procédure contre la Pologne face au risque de violation de l'Etat de droit, procédure susceptible en théorie de déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen.

"La politique migratoire de l'UE est un échec"

"En terme de migrations et des quotas qui devaient être imposés aux Etats membres, nous rejetons avec force une telle approche, qui porte atteinte aux décisions souveraines des Etats membres", a déclaré Mateusz Morawiecki à l'issue de sa rencontre avec Viktor Orban.

Ce dernier a renchéri: "La politique migratoire de l'UE (...) est un échec".

reuters/ther

Publié le 03 janvier 2018 - Modifié le 03 janvier 2018

L'Autriche saluée par Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a salué en outre l'entrée de l'extrême droite au gouvernement autrichien le 18 décembre dernier, comme le signe que les craintes sur l'immigration étaient largement partagées en Europe.

La démocratie a été "restaurée, dans la mesure où les Autrichiens, qui ne veulent pas d'immigration, ont élu un gouvernement qui s'y oppose. La même chose va se produire partout en Europe. Je pense que ce n'est qu'une question de temps", a-t-il encore dit.

Des bonnes relations personnelles

Viktor Orban et Mateusz Morawiecki ont fait la démonstration de bonnes relations personnelles, susceptibles de renforcer la proximité diplomatique de leurs deux pays au sein de l'UE.

En décembre, le Premier ministre hongrois a fait savoir qu'il s'opposerait à la suspension des droits de la Pologne dans le cadre de la procédure communautaire lancée par Bruxelles.