Publié le 06 décembre 2017

La pollution est dangereuse pour le cerveau des bébés, selon l'ONU

Un nuage de smog au-dessus de Pékin, en Chine.
Un nuage de smog au-dessus de Pékin, en Chine. [Jiang Jianhua - AFP]
Les Nations unies ont tiré mercredi la sonnette d'alarme sur les dangers posés par la pollution atmosphérique pour le cerveau en développement des bébés. Ce fléau affecte particulièrement l'Asie.

Le continent asiatique, qui produit régulièrement d'impressionnantes images de "smog" à New Delhi ou Pékin, totalise 16 des 17 millions d'enfants dans le monde âgés de moins d'un an qui sont exposés à des niveaux critiques de pollution.

L'Inde arrive en tête de liste des pays avec le plus de bébés exposés, suivie par la Chine, indique l'Unicef dans un rapport intitulé "Danger In The Air".

La pollution "impacte l'apprentissage des enfants, leurs mémoires, leurs capacités linguistiques et motrices", a déclaré Nicholas Rees, auteur du rapport.

Problèmes neurologiques

L'étude met en exergue les liens entre la pollution et des fonctions cérébrales "comme la mémoire et le QI verbal et non-verbal, des résultats d'examens, des notes plus faibles parmi les écoliers, ainsi que d'autres problèmes neurologiques".

Les particules fines de la pollution urbaine peuvent endommager la membrane qui protège le cerveau des substances toxiques, accentuant les risques de maladies de Parkinson et d'Alzheimer chez les personnes âgées.

ats/kg

Publié le 06 décembre 2017