Modifié le 13 octobre 2017

Le CICR multiplie les projets de soutien psychologique aux civils

Des millions de personne sont des victimes directes ou collatérales de la guerre.
Le CICR met l’accent sur le soutien psychologique aux populations civiles en zone de conflit La Matinale / 2 min. / le 13 octobre 2017
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a organisé jeudi une discussion autour du traumatisme et des problèmes psychologiques vécus par les populations civiles vivant dans les zones de conflit, un tabou de société.

"Ce n'est pas comme une blessure ouverte ou une fracture, on ne peut pas le détecter facilement. On est très forts pour s'adapter, on arrive toujours à faire semblant", explique Avril Patterson, coordinatrice santé du CICR en Syrie.

Ces souffrances psychologies constituent un véritable tabou de société dans ces pays et le plus dur est souvent d'arriver à en parler. "La discrimination vient du fait que l'on ne sait pas quand on pourra s'en sortir. Quand quelqu'un se blesse à la main, on peut le voir guérir. Mais quand il s'agit de problèmes psychologiques, on n'en est jamais sûr", note Avril Patterson.

La discrimination vient du fait que l'on ne sait pas quand on pourra s'en sortir

Avril Patterson, coordinatrice santé du CICR en Syrie
 

Cette année, le CICR gère 72 projets de soutien psychologique dans le monde, contre huit seulement il y a quatre ans. Une évolution que relève Robert Mardini directeur régional du CICR pour Moyen-Orient.

"Ce type de programme n'était pas considéré comme quelque chose qui va sauver immédiatement la vie comme des programmes de chirurgie de guerre, d'eau et d'assainissement, de soutien des hôpitaux. Mais maintenant on se rend compte que ça fait partie vraiment des problèmes des communautés."

Robert Mardini ajoute encore que le traumatisme est renforcé par le sentiment d'impuissance de l'individu face à une violence qui anéantit tout sur son passage.

Cédric Guigon/lgr

Publié le 13 octobre 2017 - Modifié le 13 octobre 2017