Modifié le 12 octobre 2017

Négociations "difficiles" entre Trudeau et Trump sur l'accord de libre-échange

Justin Trudeau et son épouse Sophie reçus à la Maison Blanche par Donald et Melania Trump.
Justin Trudeau et son épouse Sophie reçus à la Maison Blanche par Donald et Melania Trump. [EPA/KEVIN DIETSCH - Keystone]
Le président américain Donald Trump a reçu mercredi le Premier ministre canadien Justin Trudeau pour évoquer les "difficiles" négociations sur l'accord de libre-échange nord-américain, laissant planer le doute sur son sort.

"Nous devons protéger nos travailleurs", a martelé Donald Trump en accueillant Justin Trudeau dans le Bureau ovale. "Nous verrons si nous pouvons faire les changements dont nous avons besoin (...) Nous verrons ce qui se passera".

"Il faut que ce soit équitable pour nos deux pays", a déclaré le président américain, qui a promis en campagne de "faire revenir" les emplois aux Etats-Unis en renégociant le traité.

Relations tendues

Cette rencontre - la deuxième à la Maison Blanche entre les deux hommes - intervient le jour même de la reprise des négociations sur cet accord qui lie depuis 1994 les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

Les Etats-Unis absorbent les trois quarts des exportations canadiennes. Pour autant, les relations commerciales sont tendues depuis l'investiture en janvier du milliardaire républicain qui ne cesse de parler du traité comme le "pire accord commercial" qui soit.

afp/vtom

Publié le 11 octobre 2017 - Modifié le 12 octobre 2017

Tensions sur la pénalisation de Bombardier

La visite de Justin Trudeau intervient au moment où l'administration américaine entend imposer des droits compensatoires et des droits antidumping sur les importations des CSeries de l'avionneur canadien Bombardier. Elle estime que ceux-ci ont bénéficié de subventions substantielles du gouvernement canadien et sont vendus en dessous de leur prix de fabrication.

Le dirigeant canadien a pour sa part menacé de ne pas acheter 18 avions de combat Super Hornet de Boeing si les Etats-Unis persistaient dans leur volonté de pénaliser Bombardier.