Modifié jeudi à 12:52

Les maires catalans séparatistes convoqués et menacés d'arrestation

Des partisans de l'indépendance catalane à Barcelone.
Des partisans de l'indépendance catalane à Barcelone. [AP/Keystone]
Le parquet espagnol a ordonné mercredi aux procureurs de Catalogne qu'ils citent à comparaître les maires de la région prêts à organiser le référendum d'autodétermination, quitte à les faire arrêter s'ils ne se présentent pas.

L'Association des maires indépendantistes (AMI) n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. L'association, qui rassemble environ 750 des 948 mairies catalanes, a précisé qu'elle réagirait plus tard dans la journée.

Selon une liste diffusée par cette association sur son site internet, 712 maires sont disposés à mettre des locaux à disposition de l'exécutif catalan pour organiser le 1er octobre un référendum d'autodétermination interdit par la Cour constitutionnelle.

Enquête sur chaque édile

Vendredi, la cour avait d'ailleurs ordonné qu'ils soient prévenus par écrit des risques encourus s'ils participaient à l'organisation de la consultation, en ignorant ses décisions.

Le parquet passe donc à la vitesse supérieure en ordonnant une enquête sur chaque édile afin de déterminer s'ils ont bien confirmé leur participation, et le cas échéant qu'ils "comparaissent en qualité de mis en examen, assistés d'un avocat".

S'ils ne le font pas volontairement, ils devront être arrêtés et amenés par la police catalane au parquet "dans le délai le plus bref possible".

>> Lire aussi: La Cour constitutionnelle espagnole exclut un Etat catalan

AFP/hend

Publié le 13 septembre 2017 - Modifié jeudi à 12:52

Poussée indépendantiste depuis 2010

La Catalogne, grande comme la Belgique et comptant 7,5 millions d'habitants, vit depuis le début des années 2010 une poussée de fièvre indépendantiste, liée notamment à l'annulation partielle d'un statut qui lui conférait le titre de "Nation" et des compétences élargies.

Les nationalistes et séparatistes catalans, majoritaires au Parlement de cette région du nord-est depuis septembre 2015 réclament depuis 2012 un référendum d'autodétermination, que Madrid leur refuse en s'appuyant sur des arrêts de la Cour constitutionnelle jugeant ce type de consultation anti-constitutionnel.