Publié le 13 septembre 2017

Amorce de dialogue au Venezuela, après des mois de vives tensions

Le président vénézuélien Nicolas Maduro se dit ouvert à un dialogue avec l'opposition.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro se dit ouvert à un dialogue avec l'opposition. [Reuters]
Après des mois de silence, rythmés par les éclats de la rue et les morts durant les manifestations contre le président Maduro, gouvernement et opposition ont annoncé une timide reprise du dialogue.

Ces pourparlers doivent débuter mercredi en République dominicaine dans le cadre de la médiation proposée par l'ex-chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero et le président dominicain, Danilo Medina.

Mobilisation importante

Cette annonce-surprise intervient après des mois de vives tensions dans les rues du Venezuela. En profonde crise politique et économique, avec la chute des cours du pétrole, sa principale richesse, le pays a été secoué entre avril et juillet par des manifestations quasi-quotidiennes, souvent émaillées de violences, en vue d'exiger le départ du chef de l'Etat, qui ont fait 125 morts.

C'est le chef de l'Etat vénézuélien qui a officialisé mardi soir cette reprise des pourparlers. "Zapatero et le président Medina savent bien que j'ai été le promoteur d'un dialogue avec l'opposition, j'accepte donc cette nouvelle journée de dialogue", a-t-il déclaré lors d'une réunion de son cabinet retransmise à la télévision.

afp/br

Publié le 13 septembre 2017

Pas une première

Ce n'est pas la première fois que ces deux camps tentent de se parler. Un dialogue politique entre pouvoir et opposition avait en effet été entamé en octobre 2016 sous l'égide du Vatican et de l'Union des nations sud-américaines.

Mais la coalition de l'opposition vénézuélienne avait gelé ces négociations en décembre, accusant le pouvoir de ne pas appliquer des accords déjà conclus sur un calendrier électoral et sur la libération d'opposants emprisonnés.

Attente de gestes concrets

"C'est une bonne nouvelle, dont j'espère qu'elle se traduira très vite par des gestes concrets sur le terrain", a déclaré le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le chef de la diplomatie française a précisé avoir rappelé à son homologue "le risque de sanctions européennes et la nécessité pour le gouvernement du Venezuela de donner très vite des signes concrets de sa volonté de relancer les négociations avec l'opposition dans le cadre d'une démarche qui soit sincère et crédible".