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Les autorités birmanes rejettent le cessez-le-feu des rebelles rohingyas

Les Rohingya fuient en masse vers le Bangladesh, comme ici au camp de réfugiés d'Ukhia. [AFP - Munir UZ ZAMAN]
Les Rohingya fuient en masse vers le Bangladesh, comme ici au camp de réfugiés d'Ukhia. - [AFP - Munir UZ ZAMAN]
Les autorités birmanes ont opposé dimanche une fin de non-recevoir à l'appel au cessez-le-feu lancé la veille par les rebelles rohingyas. La trêve devait permettre d'acheminer de l'aide aux réfugiés qui ont fui les violences.

"Notre politique n'est pas de négocier avec les terroristes", dit un porte-parole de la dirigeant Aung San Suu Kyi sur Twitter.

Les rebelles de l'Armée du Salut des Rohingya de l'Arakan (ASRA) avaient décrété samedi une trêve humanitaire unilatérale d'un mois à compter de ce dimanche et ont appelé l'armée à en faire autant.

>> Lire : Les rebelles rohingyas décrètent un cessez-le-feu en Birmanie

Exode vers le Bangladesh

Selon les dernières estimations des Nations unies, près de 300'000 personnes ont trouvé refuge dans le sud du Bangladesh pour échapper à la violente riposte des forces gouvernementales après l'attaque, le 25 août, d'une trentaine de commissariats, revendiquée par l'ARSA.

La Birmanie va mettre en place dans le nord-ouest du pays des camps pour accueillir les Rohingyas déplacés à cause des troubles, avaient annoncé samedi les médias officiels birmans. Il s'agit d'une première depuis le début de la crise.

>> Lire : La Birmanie va ouvrir des camps pour les Rohingyas déplacés et Le calvaire des musulmans Rohingyas, victimes de "nettoyage ethnique" en Birmanie

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ats/jvia

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