Modifié le 18 août 2017

Des prêtres australiens refusent de signaler des abus sexuels confessés

L'archevêque de Melbourne, Denis Hart, photographié en 2013.
L'archevêque de Melbourne, Denis Hart, photographié en 2013. [ EPA/JOE CASTRO ]
Les prêtres ne doivent pas être contraints de signaler des faits d'abus sexuels commis sur des enfants révélés au confessionnal, ont déclaré mardi les chefs de l'Eglise catholique d'Australie.

Ces déclarations surviennent après une enquête nationale sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels pédophiles.

Ce travail a débouché sur 85 propositions de réforme, prévoyant notamment de pénaliser la non-dénonciation d'abus même lorsque l'information a été révélée pendant la confession.

Mais l'un des plus hauts responsables du clergé australien, l'archevêque de Melbourne Denis Hart, estime que la confession est une partie fondamentale de la liberté religieuse.

Ordre supérieur

Interrogé pour savoir si des prêtres doivent aller en prison plutôt que de rompre le sceau de la confession, il a répondu: "J'ai dit que je le ferais".

"Je pense qu'il s'agit d'une communication sacro-sainte émanant d'un ordre supérieur que les prêtres doivent respecter par nature. Jamais ils ne feraient quelque chose qui blesse des enfants, mais ils sont tenus par le secret de la confession", a-t-il dit.

L'archevêque Hart est soutenu par d'autres dirigeants de l'Eglise catholique australienne.

afp/pym

Publié le 15 août 2017 - Modifié le 18 août 2017