Modifié le 11 août 2017

Le président kényan Uhuru Kenyatta a été réélu avec 54% des voix

Des supporters du président sortant tenant un portrait d'Uhuru Kenyatta dans les rues de Nairobi.
Des supporters du président sortant tenant un portrait d'Uhuru Kenyatta dans les rues de Nairobi. [Marco Longari - AFP]
Le président kényan Uhuru Kenyatta a été réélu avec 54,27% des voix, a annoncé vendredi la commission électorale kényane. L'opposition a qualifié la proclamation des résultats de "mascarade".

Uhuru Kenyatta a été élu pour un second mandat de cinq ans, en obtenant 54,27% des voix, contre 44,74% à son principal opposant Raila Odinga. Il a appelé l'opposition qui conteste sa victoire à développer le pays avec lui et lancé un appel au calme, lors d'une adresse à la nation.

Raila Odinga avait contesté par avance la validité des résultats officiels du scrutin, affirmant que les chiffres avancés par les autorités étaient faux.

L'opposition s'en est toutefois remise au "peuple", écartant l'idée de porter ses griefs en justice. "Pour nous, aller en justice n'est pas une alternative. Nous sommes passés par là dans le passé. Ce n'est pas une option", a déclaré James Orengo, un des principaux leaders de la coalition du candidat de l'opposition.

"A chaque fois qu'une élection a été volée, le peuple kényan s'est levé pour faire en sorte que des changements interviennent afin de faire du Kenya un meilleur endroit", a-t-il affirmé.

Scènes de violence

L'opposition reproche notamment à la commission électorale d'avoir procédé à l'annonce du vainqueur de la présidentielle sans prendre le temps d'accéder à sa demande de vérifier l'ensemble des résultats et d'avoir accès à ses serveurs informatiques.

Les observateurs étrangers avaient indiqué n'avoir détecté aucun signe de "manipulation centralisée ou locale" du vote présidentiel de mardi.

>> Lire aussi: Les observateurs étrangers n'ont pas détecté de fraude électorale au Kenya

Bien que les élections générales se soient déroulées dans le calme, le climat s'est détérioré à mesure que l'opposition a multiplié ses accusations de fraude.

Dès l'annonce des résultats vendredi soir, des scènes de violence ont éclaté dans des fiefs de l'opposition. Des émeutes, accompagnées de scènes de pillage, ont été observées dans le bidonville de Kibera à Nairobi. Dans la ville de Kisumu, dans l'ouest du pays, la police a tiré des coups de feu pour tenter de disperser des manifestants.

agences/tmun

Publié le 11 août 2017 - Modifié le 11 août 2017