Modifié le 19 mai 2017

Près de 150 morts dans une attaque contre une base militaire en Libye

Un soldat de l'Armée nationale libyenne photographié en septembre dernier.
Un soldat de l'Armée nationale libyenne photographié en septembre dernier. [Esam Omran Al-Fetori - Reuters]
Au moins 141 personnes, dont des civils, ont été tués jeudi dans une attaque menée par des groupes rivaux contre une base militaire dans le sud libyen, selon des sources militaires.

La 3e Force, un puissant groupe armé libyen officieusement loyal au gouvernement d'union nationale (GNA), a mené jeudi une attaque contre la base aérienne de Brak al-Shati, contrôlée par l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar.

Un porte-parole de l'Armée nationale libyenne a fait état vendredi soir de 141 morts et plusieurs blessés et disparus dans cette attaque.

Parmi les victimes figurent aussi des civils qui travaillaient sur la base ou qui se trouvaient aux alentours, a-t-il précisé. Selon lui, la plupart des soldats n'étaient pas armés au moment de l'attaque et ont été exécutés.

Chaos depuis 2011

Plus tôt, l'ONU avait évoqué un nombre important de morts et "des informations sur des exécutions" sans donner de détails.

La base de Brak al-Shati est située à 650 km au sud de Tripoli, dans une région désertique où l'Etat est quasiment absent depuis que la Libye est plongée dans le chaos à la suite de la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

afp/vtom

Publié le 19 mai 2017 - Modifié le 19 mai 2017

Ministre de la Défense suspendu

Le gouvernement d'union nationale (GNA) a mis en place une commission d'enquête et décidé de "suspendre le ministre de la Défense, al-Mahdi al-Barghathi, et le commandant de la 3e Force jusqu'à ce que soient identifiés les responsables" de l'attaque, selon une décision parue vendredi soir.

Le GNA et le ministère de la Défense avaient tous deux condamné l'attaque de jeudi, affirmant ne pas avoir donné d'ordre en ce sens.