Modifié le 20 mai 2017

En route pour son 1er voyage, Trump fait face à de nouvelles révélations

Donald Trump doit composer entre son premier voyage à l'étranger et la multiplication des révélations.
Donald Trump doit composer entre son premier voyage à l'étranger et la multiplication des révélations. [Jonathan Ernst - Reuters]
Au moment où Donald Trump embarquait vendredi pour son premier déplacement à l'étranger, la presse américaine a publié de nouvelles révélations embarrassantes pour le président américain et son administration.

Le Washington Post affirme qu'un actuel responsable de la Maison Blanche est concerné par l'enquête judiciaire sur les liens éventuels entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

Le journal, qui cite une personne proche du dossier, indique que ces sources ne veulent pas identifier ce responsable, décrit comme un conseiller "de premier plan" et "proche du président".

Réagissant à l'article, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a répété ce qu'avait dit Donald Trump ces derniers jours: "Une enquête approfondie confirmera qu'il n'y a pas eu collusion entre la campagne et une quelconque entité étrangère."

L'ex-directeur du FBI, "un cinglé"

Parallèlement, le New York Times a révélé que Donald Trump aurait déclaré à des responsables russes à la Maison Blanche que le limogeage de James Comey avait ôté "une grande pression" dans l'enquête sur une éventuelle implication de la Russie dans la campagne présidentielle.

"Je viens juste de virer le chef du FBI. Il était cinglé ("nut job", ndlr)", aurait dit le président américain. Le New York Times cite un document résumant la rencontre et précise qu'il est basé sur des notes prises à l'intérieur du Bureau ovale.

Interrogé sur l'article du Times, Sean Spicer a déclaré qu'"en donnant un tour politique à l'enquête sur les actes de la Russie, James Comey a créé des pressions inutiles sur notre capacité à discuter et négocier avec la Russie".

Premier déplacement à l'étranger

Ces articles ont été publiés au moment où Donald Trump décollait de Washington à bord d'Air Force One pour son premier déplacement à l'étranger depuis son entrée à la Maison Blanche.

L'avalanche de révélations qui ont précédé ce départ - avant même les dernières informations publiées - le mettait déjà en position délicate aux Etats-Unis et ont ravivé les interrogations sur sa capacité à endosser le costume présidentiel.

>> Lire aussi: "Aujourd'hui, la probabilité d'une destitution de Trump est de 30%"

Voyage dense

Ce premier voyage est extraordinairement dense - cinq pays en huit jours, une multitude de tête-à-tête, du roi Salmane au pape François en passant par le nouveau président français Emmanuel Macron. Et il s'annonce comme un exercice périlleux pour le dirigeant américain.

Donald Trump, peu friand de longs déplacements, sera accompagné de sa femme Melania, très en retrait jusqu'ici, ainsi que de sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, qui sont aussi deux de ses plus proches conseillers.

>> Voir le sujet du 19h30 sur le voyage de Donald Trump:

Donald Trump: un premier voyage aux enjeux multiples
19h30 - Publié le 19 mai 2017
 

mre avec agences

Publié le 19 mai 2017 - Modifié le 20 mai 2017