Modifié le 21 avril 2017

Sécurité renforcée en vue de la présidentielle après la fusillade à Paris

Bernard Cazeneuve: "Plus de 50'000 policiers et gendarmes seront mobilisés ces prochains jours"
Bernard Cazeneuve: "Plus de 50'000 policiers et gendarmes seront mobilisés ces prochains jours" L'actu en vidéo / 1 min. / le 21 avril 2017
"Rien ne doit entraver" le bon déroulement de l'élection présidentielle, a déclaré vendredi le Premier ministre français après la fusillade meurtrière sur les Champs-Elysées. Plus de 50'000 policiers seront mobilisés.

Au terme d'un conseil de défense exceptionnel à l'Elysée, le chef du gouvernement Bernard Cazeneuve en a appelé à "l'unité" du pays, qui ne doit selon lui céder ni à l'obscurantisme, ni à l'intolérance. "Rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays", a-t-il dit, à deux jours du premier tour du scrutin présidentiel.

Bernard Cazeneuve a rendu hommage aux forces de l'ordre, au lendemain de la fusillade qui a fait deux morts, un policier et l'assaillant, sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris.

50'000 policiers mobilisés

"Au cours des prochains jours, plus de 50'000 policiers et gendarmes seront mobilisés afin de garantir la sérénité du déroulement des opérations électorales", a annoncé le Premier ministre.

Environ 7'000 militaires sont aussi déployés sur l'ensemble du territoire dans le cadre de l'opération sentinelle. En plus des moyens traditionnels, "les unités spécialisées d'intervention sont placées en état d'alerte", a précisé Bernard Cazeneuve.

Un Français de 39 ans

Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque jeudi soir, présentant l'assaillant comme un Belge. Or selon des sources proches de l'enquête, l'agresseur abattu est un Français de 39 ans.

L'auteur présumé de la fusillade était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, ont également indiqué des sources proches de l'enquête. Il avait déjà tenté de tuer un policier il y a plus de 10 ans.

Un message manuscrit prenant la défense du groupe djihadiste a par ailleurs été retrouvé près de son corps.

>> Lire: Le groupe Etat islamique revendique l'attaque contre des policiers à Paris

Trois proches en garde à vue

Trois membres de l'entourage familial de l'assaillant des Champs-Elysées ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Une démarche "classique", a précisé cette source.

Par ailleurs, un homme recherché après avoir été signalé par la Belgique s'est présenté dans un commissariat d'Anvers. Le ministère français de l'Intérieur a confirmé que les autorités enquêtaient sur cet individu présenté comme un potentiel complice de l'auteur de la fusillade. Son lien avec l'attentat de jeudi soir sur les Champs-Elysées n'est toutefois pas établi.

>> Les premiers témoignages après l'attaque:

Les premiers témoignages après l'attaque de Paris
L'actu en vidéo - Publié le 21 avril 2017

vtom avec agences

>> Sujet traité dans les flashes horaires sur RTS La Première

Publié le 21 avril 2017 - Modifié le 21 avril 2017

La Suisse exprime sa solidarité

La Suisse a exprimé tôt vendredi matin sa solidarité avec les autorités françaises. Le chef du département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), Didier Burkhalter, a envoyé un message à son homologue Jean-Marc Ayrault.

Depuis jeudi soir, plusieurs capitales ont exprimé leur soutien à la France.