Publié le 21 avril 2017

L'Arkansas procède à une exécution, première d'une série controversée

Une table d'exécution par injection létale dans une prison américaine.
Une table d'exécution par injection létale dans une prison américaine. [Paul K. Buck - AFP]
L'Arkansas, dans le sud des Etats-Unis, a procédé à sa première exécution depuis 12 ans. L'Etat veut exécuter huit condamnés d'ici la fin du mois, un projet qui a soulevé une vive controverse.

L'individu de 51 ans avait passé plus de 20 ans dans les couloirs de la mort. Il avait été condamné en 1993 pour avoir tué une femme.

Il a été exécuté par injection létale à 23h56 jeudi soir (06h56 vendredi matin en Suisse) dans la prison de Cummins, à Little Rock.

L'individu affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable de ce meurtre.

Bataille juridique

Le condamné a été exécuté au terme d'une bataille juridique qui a mis en question certains aspects du recours à la peine de mort aux Etats-Unis. Jeudi soir, la Cour suprême des Etats-Unis a finalement rejeté des demandes de sursis de dernière minute.

L'Etat de l'Arkansas veut exécuter huit condamnés d'ici la fin du mois d'avril, un projet qui a soulevé une vive controverse aux Etats-Unis. Quatre d'entre eux ont cependant déjà obtenu un sursis.

ats/reu/vtom

Publié le 21 avril 2017

Controverse autour d'une substance létale

Cette série d'exécutions prévues intervient dans un contexte de pénurie des substances létales. Les stocks dont dispose l'Arkansas de midazolam, un anxiolytique utilisé comme anesthésiant, sont proches d'arriver à expiration.

Le produit est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.