Modifié le 17 février 2017

La soeur du roi d'Espagne blanchie dans une affaire de fraude fiscale

La princesse Cristina de Bourbon et son mari  Inaki Urdangarin à la sortie du tribunal de Palma de Majorque en février 2016.
La princesse Cristina de Bourbon et son mari Inaki Urdangarin à la sortie du tribunal de Palma de Majorque en février 2016. [AP Photo/Joan Llado - Keystone]
Le mari de la soeur du roi d'Espagne a été condamné vendredi à 6 ans et trois mois de prison pour malversations dans l'"affaire Noos", qui avait éclaté en 2011. La princesse Cristina a elle été blanchie de l'accusation de fraude fiscale.

En janvier 2016, Cristina de Bourbon avait été le premier membre de la famille royale à comparaître devant un tribunal pour complicité de fraude fiscale, en lien avec des malversations reprochées à son mari, Inaki Urdangarin, quand il présidait l'institut Noos, une fondation à but non lucratif.

Blanchie, la princesse devra toutefois s'acquitter d'une amende en raison de sa responsabilité civile.

Son mari, 49 ans, était accusé d'avoir, avec un associé, détourné près de six millions d'euros de subventions attribuées à Noos entre 2004 et 2006 par les gouvernements régionaux des Baléares et de Valence.

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Plainte d'un collectif

Le juge d'instruction tenait à ce que l'infante soit poursuivie pour complicité de fraude fiscale, tandis que le Trésor public et le parquet considéraient qu'elle n'avait commis aucun délit.

La princesse n'a été jugée que sur plainte d'un collectif de défense des contribuables, Mains propres, considéré d'extrême droite.

agences/cab

Publié le 17 février 2017 - Modifié le 17 février 2017

Accusations toujours rejetées

Le couple, qui vit en Suisse avec leurs quatre enfants depuis 2013, a démenti toute malversation. Ils n'étaient pas présents lors de l'annonce du verdict.

Dix-huit personnes au total étaient jugées dans cette affaire. Le procès a duré un an.

Accusateurs en prison

Un coup de théâtre avait marqué le procès quand le dirigeant de Mains propres, qui accusait la princesse Cristina, a été incarcéré, soupçonné d'avoir codirigé un vaste système d'extorsion de fonds.

Les avocats de Cristina l'accusaient eux-mêmes de tentative de chantage, assurant qu'il leur avait réclamé des millions contre un retrait de plainte.