Modifié le 17 février 2017

Des discussions annoncées pour un rassemblement de la gauche française

Le candidat socialiste Benoît Hamon lors d'une visite dans la Creuse, le 9 février 2017.
Le candidat socialiste Benoît Hamon lors d'une visite dans la Creuse, le 9 février 2017. [PASCAL LACHENAUD - AFP]
Les candidats du Parti socialiste Benoît Hamon et du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon ont entamé des discussions sur un éventuel rassemblement de la gauche française. La tâche s'annonce toutefois compliquée.

S'il reconnaît que le dialogue ne sera "pas facile", l'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon voit des ponts avec le candidat de "La France insoumise" sur la question des institutions ou celle du travail mais de profondes divergences sur l'Europe. "Nous discutons et nous continuerons à discuter", a-t-il déclaré vendredi sur franceinfo.

La veille sur BFM TV, le candidat écologiste à l'élection présidentielle, Yannick Jadot, avait lui aussi reconnu avoir entamé des discussions avec Jean-Luc Mélenchon. A près de 90%, les écologistes ont voté cette semaine en faveur d'un dialogue de leur camp avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en vue des scrutins présidentiel et législatifs.

Benoît Hamon appelle pour sa part de ses voeux une "discussion de fond", alors que la multiplication des candidatures à gauche favorise une accession de la candidate du Front national Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.

Aucun retrait envisagé

"Ce que nous devons discuter, ce sont les conditions dans lesquelles ce rassemblement est possible et qui est au bout du compte entre Yannick Jadot, entre Jean Luc Mélenchon, moi-même, le mieux à même de représenter la gauche demain au second tour de l'élection présidentielle sur un projet qui pourrait être commun", a expliqué Benoît Hamon.

Le socialiste s'est gardé d'envisager clairement un éventuel retrait de sa part de la course à l'Elysée, ce que n'a jamais fait non plus Jean-Luc Mélenchon.

Des garanties exigées

Le candidat du Front de gauche a pour sa part confirmé sur sa page Facebook avoir "proposé à Benoît Hamon un rendez-vous la semaine prochaine".

Dans cette publication, il assure vouloir "faire cesser la partie de cache-cache" qui durerait selon lui depuis l'investiture du vainqueur de la primaire socialiste. Jean-Luc Mélenchon demande également des garanties à Benoît Hamon, qu'il expose dans une lettre, "sinon mieux vaut en rester là".

>> Ecouter aussi l'analyse de Thomas Guénolé, politologue et éditorialiste français, dans l'émission Forum:

Thomas Guénolé, en duplex de Paris.
Forum - Publié le 17 février 2017
 

ats/jgal

Publié le 17 février 2017 - Modifié le 17 février 2017