Modifié le 13 janvier 2017

"Le dossier russe est une chose inventée par mes adversaires"

"C'est une honte absolue", réagit Donald Trump
"C'est une honte absolue", réagit Donald Trump L'actu en vidéo / 1 min. / le 11 janvier 2017
Donald Trump a dénoncé ce qu'il affirme être de fausses informations sur ses liens supposés avec la Russie relayées par les médias américains. "Tout est faux", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à New York.

Le président élu américain a assuré mercredi que les notes de renseignement faisant état de dossiers russes le compromettant étaient une "chose inventée" par ses adversaires. "C'est une honte, c'est quelque chose dont l'Allemagne nazie était capable", a affirmé Donald Trump.

Le successeur de Barack Obama s'en est aussi pris aux services secrets américains, qui ont selon lui "peut-être" fait fuiter ces documents dans la presse. "Ce serait une tache sur leur réputation", a-t-il déclaré:

Le rapport sur Trump, "une tache sur la réputation des renseignements"
L'actu en vidéo - Publié le 11 janvier 2017
 

"Scandaleux et irresponsable"

"Si le président Poutine m'apprécie, c'est un atout", a-t-il également dit, tout en admettant que la Russie était à l'origine du piratage du Parti démocrate pendant la campagne de l'élection présidentielle.

Au début de la conférence de presse, le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, a également vivement condamné Buzzfeed, qui a publié les documents mardi. Sean Spicer a qualifié le site web de "blog de gauche ouvertement hostile au président élu", estimant que la publication des notes était "scandaleuse et irresponsable".

>> Lire aussi: La Russie disposerait d'informations compromettantes sur Donald Trump

"Chasse aux sorcières"

Donald Trump n'a pas attendu la conférence de presse pour répondre à la polémique sur ses liens présumés avec Moscou. Il a tout d'abord réagi via Twitter de manière lapidaire: "Fausses informations - une chasse aux sorcières totale!".

Une série de trois messages a ensuite été envoyée. Le premier tweet a souligné que le Kremlin affirmait ne pas détenir de "dossiers compromettants" sur lui. "La Russie vient de dire que ces informations non vérifiées payées par des opposants politiques étaient un mensonge complet et total, une absurdité absolue", a écrit le président élu.

"La Russie n'a jamais tenté de m'influencer. Je n'ai rien à voir avec la Russie, pas de contrats, pas de prêts, rien", a-t-il encore ajouté.

Quelques minutes après Donald Trump s'est à nouveau plaint de l'utilisation de "fausses informations" de la part de ses opposants après sa "facile victoire" à l'élection présidentielle.

Un autre message s'en prenait aux agences de renseignement américaines qui "n'aurait jamais dû permettre que ces fausses informations ne fuitent", allant jusqu'à se demander s'il vivait "en Allemagne nazie", une comparaison qu'il répétera durant sa conférence de presse.

>> Lire aussi: Les questions soulevées par le rapport non authentifié sur Trump et la Russie

mre/tmun avec agences

Publié le 11 janvier 2017 - Modifié le 13 janvier 2017

L'empire Trump cédé aux fils aînés

Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a également affirmé avoir cédé le contrôle de ses entreprises à ses deux fils Eric et Donald Jr pour la durée de son mandat, en promettant que cela permettrait d'éviter les conflits d'intérêts avec sa fonction présidentielle.

"Mes deux fils ici présents, Don et Eric, vont diriger la société. Ils la dirigeront de façon très professionnelle. Ils ne m'en parleront pas", a dit le président élu. Ce rendez-vous avec la presse avait été organisé initialement pour aborder la question des conflits d'intérêts.

"Le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé"

Donald Trump a aussi affirmé mercredi qu'il serait "le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé", après avoir cité plusieurs groupes comme Fiat-Chrysler et Ford qui ont pris des engagements concernant leurs activités aux Etats-Unis. Les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois vont payer "une lourde taxe frontalière", a-t-il ajouté.

Le président élu mène une offensive anti-délocalisations pour relancer l'activité industrielle américaine. Il a notamment promis pendant sa campagne d'imposer des droits de douane prohibitifs de 45% sur les importations chinoises.

L'homme d'affaires a également affirmé que les groupes pharmaceutiques se rendent coupables d'agissements criminels en toute impunité en vendant au prix fort leurs médicaments. L'Amérique doit récupérer son industrie pharmaceutique, a-t-il dit en appelant de ses voeux davantage de concurrence dans le secteur.