Modifié le 11 janvier 2017

La Russie disposerait d'informations compromettantes sur Donald Trump

Des notes compromettantes non-authentifiées sur Donald Trump ont été mises en ligne par des médias américains.
Les notes compromettantes non authentifiées sur Donald Trump ont été mises en ligne par des médias américains. [DR]
Moscou disposerait d'informations compromettantes sur Donald Trump, selon des notes confidentielles - non authentifiées - des renseignements des Etats-Unis publiées par des médias américains. Le Kremlin nie.

Selon des médias américains, dont CNN et le New York Times, les chefs du renseignement américain ont présenté à Donald Trump un résumé du rapport, en même temps qu'ils lui détaillaient vendredi dernier leur rapport récapitulant l'ensemble des opérations russes de piratage informatique et de désinformation aux Etats-Unis.

Le mémo contient des informations sur la vie personnelle et intime du prochain président ainsi que sur ses finances. BuzzFeed a mis en ligne une copie de ce document, tout en indiquant ne pas être en mesure de l'authentifier.

>> Lire aussi: Les questions soulevées par le rapport non authentifié sur Trump et la Russie

"Fausses informations, une chasse aux sorcières totale!", a réagi mardi soir dans la foulée le milliardaire sur Twitter dès l'annonce de ces informations, écrivant la totalité de son message en majuscules.

Le document de 35 pages est composé d'une série de notes datées de juin à décembre 2016 et rédigées par un ex-agent du contre-espionnage britannique, jugé crédible par le renseignement américain, pour le compte d'opposants politiques au président élu.

Le fait qu'un résumé ait également été présenté à Donald Trump, Barack Obama et plusieurs responsables du Congrès souligne l'importance accordée à ces documents par les chefs du renseignement.

"Détails compromettants"

Les notes, qui circulaient à Washington depuis plusieurs semaines, détaillent des informations compromettantes sur la vie personnelle de Donald Trump, comme l'existence supposée de vidéos sexuelles tournées lors d'une visite à Moscou en 2013, et obtenues par la Russie dans le but d'en faire un moyen de chantage.

D'autres supposées informations sont divulguées sur les liens étalés sur plusieurs années entre Donald Trump, ses proches et le Kremlin. Les notes affirment également que les services russes détiendraient un dossier sur Hillary Clinton, contenant principalement des écoutes téléphoniques.

Les informations ont provoqué le trouble à Washington, et notamment au Congrès. "Si ces allégations d'une coordination entre la campagne de Donald Trump et des agents russes sont avérées, et les allégations selon lesquelles les Russes ont compromis l'indépendance du président élu Trump, ce serait vraiment choquant. Ce serait explosif", a réagi sur CNN le sénateur démocrate Chris Coons.

Si c'est vrai, "il ne peut pas être président"

"Si les informations sur les compromissions de Trump sont fausses, elles doivent être démenties, si elles sont vraies, il ne peut pas être président", a déclaré l'élu démocrate Jared Polis.

Ce document explique "la défense continuelle de Trump de la Russie et son adoration pour Poutine", a renchéri sur Twitter l'ex-candidat conservateur à la présidentielle et ex-agent de la CIA Evan McMullin.

Interrogée mardi, la Maison Blanche n'a pas fait de commentaires. Mais ces nouveaux développements devraient occuper une partie de la conférence de presse que Donald Trump doit tenir mercredi matin à New York, sa première depuis son élection.

agences/fb/mre

Publié le 11 janvier 2017 - Modifié le 11 janvier 2017

Le Kremlin nie disposer de dossiers sur Trump

La Russie n'a pas de "dossiers compromettants" sur le président élu Donald Trump, a affirmé mercredi le Kremlin, dénonçant les accusations des chefs du renseignement américain comme une "falsification totale" destinée à saper les relations avec Washington.

"Le Kremlin ne possède pas de "kompromat" sur Donald Trump", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant un terme hérité du jargon soviétique qui désignait des informations compromettantes recueillies contre des personnes susceptibles d'être soumises à un chantage.

Des rumeurs durant la campagne électorale

L'existence de liens entre l'entourage de Donald Trump et le pouvoir russe avait déjà fait l'objet de rumeurs pendant la campagne électorale, notamment via le rôle trouble d'un conseiller républicain en politique étrangère proche des Russes, Carter Page.

En août, l'ex-chef de file des sénateurs démocrates Harry Reid avait exigé le lancement d'une enquête par le FBI. Mardi, le directeur du FBI, interrogé au Congrès, n'a ni confirmé ni démenti l'existence d'une enquête.

En août, Michael Morell, ex-directeur par intérim et directeur adjoint de la CIA de 2010 à 2013, et soutien d'Hillary Clinton, avait accusé Donald Trump d'être "un agent involontaire de la Fédération de Russie"