Modifié le 17 décembre 2015

Christine Lagarde renvoyée devant la justice dans l'affaire Tapie

Christine Lagarde avait bénéficié d'un non-lieu en septembre dernier.
Christine Lagarde avait bénéficié d'un non-lieu en septembre dernier. [Keystone]
La patronne du FMI Christine Lagarde a été renvoyée en procès devant la Cour de justice de la République française dans l'arbitrage controversé à plus de 400 millions d'euros accordé à Bernard Tapie en 2008.

La patronne du Fonds monétaire international (FMI) avait été mise en examen pour "négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique" en relation avec un détournement de fonds publics.

Un non-lieu avait été requis en septembre dernier pour l'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur l'arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008. Les magistrats instructeurs de la CJR n'ont donc pas suivi cette recommandation.

Christine Lagarde a déjà fait savoir jeudi qu'elle allait contester devant la Cour de cassation la décision de la renvoyer devant le tribunal.

Plus de 400 millions remboursés

L'homme d'affaires et son épouse, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires ont été condamnés le 3 décembre par la cour d'appel de Paris à rembourser plus de 400 millions d'euros versés en vertu de l'arbitrage qui avait soldé leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

reuters/fme

Publié le 17 décembre 2015 - Modifié le 17 décembre 2015

Soutenue par le FMI

Le FMI a affirmé jeudi continuer d'accorder "sa confiance" à sa directrice générale Christine Lagarde.

Le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, "continue d'avoir confiance dans les capacités de la directrice générale d'assumer efficacement ses fonctions", a déclaré le porte-parole de l'institution, Gerry Rice, dans un communiqué.

CDR condamné en 2008

Le tribunal arbitral avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), véhicule public chargé de liquider les actifs du Crédit Lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral, soit 403 millions d'euros avec les intérêts.