Publié le 02 décembre 2014

Les gendarmes n'étaient pas en faute dans la mort du manifestant à Sivens

Le drame de Sivens a entraîné des manifestations dans toute la France (ici à Rennes le 27 novembre) pour dénoncer la brutalité policière.
Le drame de Sivens a entraîné des manifestations dans toute la France (ici à Rennes le 27 novembre) pour dénoncer la brutalité policière. [CITIZENSIDE/KÉVIN NIGLAUT - ]
Selon l'enquête administrative sur la conduite des gendarmes lors des affrontements qui ont conduit à la mort d'un manifestant au barrage de Sivens, ceux-ci n'ont pas commis de faute professionnelle.

Le gendarme ayant lancé la grenade qui a tué un militant écologiste lors d'une manifestation contre le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn en France, n'a pas commis de faute professionnelle.

Le rapport d'enquête administrative sur la conduite des opérations dans la nuit du 25 au 26 octobre a été publié mardi.

Le chef de l'inspection générale de la gendarmerie nationale a affirmé que l'escadron de gendarmerie avait respecté les règles régissant l'usage de la force. "Je ne dispose pas d'éléments permettant de caractériser une faute professionnelle", a-t-il dit devant la commission des lois de l'Assemblée.

Deux autres fautes

En revanche, il a relevé deux fautes lors de heurts distincts avec d'autres manifestants: l'une pour laquelle il prône la clémence, compte tenu du contexte de tensions autour du site, et l'autre qu'il a qualifiée de "grave".

Ce rapport ne préjuge cependant pas des conclusions de l'enquête judiciaire ouverte sur la mort du jeune manifestant écologiste.

ats/sbad

Publié le 02 décembre 2014

Grenades offensives déjà interdites

Un premier rapport sur les munitions des forces de l'ordre avait conduit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à confirmer en novembre l'interdiction des grenades offensives, à l'origine de la mort du jeune manifestant.