Modifié le 22 octobre 2013

Action contre les violations des droits au Tibet devant l'ONU à Genève

Journalistes écartés devant l'ONU à Genève
Journalistes écartés devant l'ONU à Genève L'actu en vidéo / 1 min. / le 22 octobre 2013
Des militants ont dénoncé mardi devant l'ONU les violations des droits humains commises par la Chine au Tibet, alors que Pékin a défendu sa politique en matière de droits de l'Homme.

Mardi à l'aube, quatre manifestants ont grimpé sur un échafaudage monté sur le bâtiment de l'ONU à Genève, actuellement en cours de rénovation. Ils ont ensuite déployé une banderole "Chine droits de l'Homme - l'ONU doit se mobiliser pour le Tibet", et criant "Libérez le Tibet".

Les agents de sécurité de l'ONU sont intervenus rapidement pour arracher la banderole et arrêter les manifestants, mais ils ont aussi confisqué les accréditations de la dizaine de journalistes présents - dont une équipe de la RTS -  et les ont éloignés de la scène.

La manifestation a eu lieu juste avant que la Chine passe l'examen très attendu de son bilan en matière de droits devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies. Les 193 membres de l'ONU doivent se soumettre à cet examen tous les quatre ans.

Le gouvernement chinois se défend

Au cours de son intervention, l'envoyé spécial de Pékin Wu Hailong a déclaré que son pays avait respecté tous ses engagements pris en 2009 lors du précédent examen.

L'émissaire a cependant reconnu que la situation était encore loin d'être parfaite. "Nous pensons que l'on peut toujours améliorer les choses en matière de droits de l'homme", a-t-il poursuivi.

ats/pym

Publié le 22 octobre 2013 - Modifié le 22 octobre 2013

"Une société harmonieuse"

La Chine n'a pas l'intention de modifier sa politique au Tibet, déclare Pékin dans un rapport dont rendait compte mardi l'agence Chine nouvelle. Elle a permis des progrès sans précédent grâce auxquels les Tibétains sont "heureux et en bonne santé", estime la Chine.

Il s'agit d'une réaffirmation de la ligne gouvernementale, selon laquelle Pékin a "libéré" la région himalayenne du joug d'une théocratie brutale en 1950.

Le document semble couper court aux spéculations de certains observateurs qui s'attendaient à une approche plus conciliante avec la présidence de Xi Jinping dont le père, l'ancien vice-Premier ministre réformateur Xi Zhongxun, entretenait de bonnes relations avec le Dalaï-Lama.