Modifié le 25 avril 2013

Quatre ministres s'en prennent à la libre-circulation au sein de l'UE

L'Allemand Hans-Peter Friedrich est l'un des quatre signataires de la lettre.
L'Allemand Hans-Peter Friedrich est l'un des quatre signataires de la lettre. [Matej Divizna - EPA/Keystone]
Les ministres allemand, britannique, autrichien et néerlandais de l'Intérieur ont cosigné une lettre qui va dans le sens des décisions du Conseil fédéral sur l'activation de la clause de sauvegarde, selon la RTS.

Les ministres de l’Intérieur allemand (Hans-Peter Friedrich, en photo), autrichien, néerlandais et britannique s'en prennent à la libre-circulation au sein de l'Union, dans une lettre adressée à la Commission européenne, a appris la RTS jeudi. Les arguments avancés sont similaires à ceux du Conseil fédéral présentés mercredi pour justifier l’activation de la clause de sauvegarde.

"Pression migratoire considérable"

Les quatre ministres se disent attachés au principe de la libre-circulation, mais expliquent que, dans les faits, "nombre de nos villes sont soumises à une pression considérable par l’arrivée de certains immigrants qui profitent des opportunités de la libre-circulation sans remplir toutes les conditions pour exercer ces droits."

Ce type d’immigration, disent-ils, "pèse lourd et entraîne des coûts additionnels considérables pour l’éducation, le système de santé et le marché des habitations".

Et les signataires insistent: "Nous sommes attachés au respect du droit des citoyens de l’Union à la libre-circulation, mais sous sommes aussi attachés à protéger les droits et les intérêts légitimes de nos propres concitoyens qui portent sur leurs épaules le poids de cette immigration." Selon eux, cette immigration menace l'objectif commun de promotion de la mobilité des Européens dans l’Union.

Appel à des mesures européennes

Au final, les signataires réclament que soient prises “toutes les mesures nécessaires, légales et financières, pour lutter contre les causes de cette immigration et faire face aux conséquences." Ils demandent que les ministres de la Justice et de l’Intérieur s’emparent de cette question dès leur conseil du mois de juin prochain.

Alain Franco/oang

Publié le 25 avril 2013 - Modifié le 25 avril 2013