Mise à jour le 26 février 2013

Un encart imposé dans le livre "Belle et Bête" sur Dominique Strauss-Kahn

L'essayiste Marcela Iacub et les éditions Stock ont été condamnés à verser solidairement 50'000 euros de dommages et intérêts à Dominique Strauss-Kahn.
L'essayiste Marcela Iacub et les éditions Stock ont été condamnés à verser solidairement 50'000 euros de dommages et intérêts à Dominique Strauss-Kahn. [KENZO TRIBOUILLARD - AFP]
La justice française a ordonné mardi l'insertion d'un encart dans le livre "Belle et Bête" de Marcela Iacub, qui relate sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn, "avant toute diffusion".

La justice parisienne a enjoint mardi soir à l'éditeur du livre "Belle et Bête" d'y insérer un encart "avant toute diffusion" faisant état de sa condamnation pour atteinte à l'intimité de la vie privée. Cette décision pourrait retarder la parution du livre, prévue mercredi.

Dans son bouquin, Marcela Iacub relate sa liaison en 2012 avec un homme non identifié, qualifié d'"être double, mi-homme, mi-cochon", un terme qui n'est pas péjoratif pour l'auteur, a-elle précisé la semaine dernière. Puis, elle a confirmé qu'il s'agissait de Dominique Strauss-Kahn. Elle a également souligné que l'ouvrage contient des éléments de fiction.

Multiples condamnations

L'essayiste Marcela Iacub et les éditions Stock ont été condamnés à verser solidairement 50'000 euros de dommages et intérêts à DSK, tandis que l'hebdomadaire le Nouvel Observateur, qui a publié des extraits du livre, devra lui verser 25'000 euros de dommages et intérêts. L'hebdomadaire devra par ailleurs publier sur sa prochaine "une" la mention de cette condamnation.

"C'est évidemment une excellente décision pour Dominique Strauss-Kahn, et bien au-delà pour les principes, pour le respect de la vie privée, pour certains grands principes qui fondent notre démocratie parce qu'on ne peut pas aller toujours plus loin dans le trash sous prétexte d'appeler ça littérature et journalisme", a réagi Me Richard Malka, avocat de DSK, sur Itélé.

ats/afp/aduc

Rappel des faits

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn avaient assigné lundi l'éditeur et l'auteur de "Belle et bête", afin d'obtenir l'insertion d'un encart dans le livre avant sa publication mercredi. Ils avaient également assigné l'hebdomadaire qui en avait publié des extraits.

Dominique Strauss-Kahn s'est rendu lui-même mardi matin au tribunal pour dénoncer devant la juge "le caractère méprisable de ce texte".

L'ancien patron du Fonds monétaire international a dénoncé un ouvrage qui fait "fi de la dévastation" de sa "vie privée", de sa "vie familiale", "de la psychologie de (ses) enfants".
Il s'est dit "horrifié" par un procédé "malhonnête" qui n'a "d'autre objet que mercantile".