Mise à jour le 18 février 2013

Marc Dutroux ne sera pas remis en liberté sous surveillance électronique

La demande de remise en liberté de Marc Dutroux a été rejetée par la justice belge.
Marc Dutroux avait réclamé le droit de purger sa peine chez lui avec un bracelet électronique. [François Lenoir - Reuters]
La justice belge a rejeté lundi la demande de mise en liberté sous surveillance d'un bracelet électronique introduite par le meurtrier pédophile belge Marc Dutroux.

Sans surprise, la justice belge a refusé lundi la remise en liberté conditionnelle au meurtrier et pédophile Marc Dutroux. Le prisonnier souhaitait être soumis au port d'un bracelet électronique. Les risques de récidive de l'homme "le plus détesté" de Belgique ont été déterminants.

Le tribunal d'application des peines de Bruxelles a rendu sa décision deux semaines après une audience à huis-clos au cours de laquelle Marc Dutroux, condamné à la perpétuité en 2004, avait personnellement plaidé sa cause.

Le tribunal a souligné "l'absence de perspective de réinsertion" de Dutroux, suivant en cela les avis négatifs rendus par les psychiatres, l'administration pénitentiaire et le parquet.

Non crédible

Le projet de réinsertion de Marc Dutroux, 56 ans, a été jugé non crédible sur plusieurs points: absence de projet professionnel sérieux --il souhaite devenir plombier ou carrossier indépendant-- et de lieu d'hébergement potentiel, risque d'importuner ses victimes et leurs familles et danger de récidive.

La mère de Marc Dutroux, avec qui il n'a plus de contacts, s'est par ailleurs fermement opposée lundi à toute remise en liberté de son fils. "Je n'ai pas la moindre envie de le savoir en liberté ! C'est un récidiviste dans l'âme, il l'a d'ailleurs déjà prouvé tout au long de sa vie", a-t-elle déclaré à l'hebdomadaire Le Soir Magazine.

Actuellement écroué à Nivelles, au sud de Bruxelles, Marc Dutroux pourra introduire une demande de libération conditionnelle fin avril, au moment où il aura purgé effectivement un tiers de sa peine (assimilée à 45 ans), détention préventive comprise.

Là encore, les observateurs belges estiment tous qu'ils n'a pratiquement aucune chance d'obtenir libération, pourtant accordée en août à son ex-femme et complice Michelle Martin, qui vit depuis lors dans un monastère de la région de Namur.

afp/pym

Une affaire qui a traumatisé la Belgique

L'ancien électricien de Charleroi a été condamné en juin 2004 à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration et le viol, entre juin 1995 et août 1996, de six fillettes et adolescentes belges, ainsi que de la mort de quatre d'entre elles.

Plus de 15 ans après les faits, l'opinion belge reste traumatisée par cette affaire criminelle, la pire de l'histoire du royaume.