Mise à jour le 25 janvier 2013

David Cameron rassure sur l'avenir de la Grande-Bretagne dans l'Europe

David Cameron s'est engagé  à organiser d'ici la fin 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans une UE préalablement réformée.
David Cameron s'est engagé à organiser d'ici la fin 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans une UE préalablement réformée. [AP Photo/Michel Euler - Keystone]
Après l'annonce d'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, le Premier ministre britannique David Cameron a tenté jeudi de rassurer ses partenaires européens et le monde économique au Forum de Davos.

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est efforcé jeudi au Forum de Davos de rassurer responsables politiques et hommes d'affaires après son discours très controversé sur la place de son pays en Europe.

"Il ne s'agit pas de tourner le dos à l'Europe, bien au contraire. Il s'agit de savoir comment parvenir à une Europe plus compétitive, plus ouverte et plus flexible, et assurer la place du Royaume-Uni en son sein", a déclaré David Cameron, devant des dizaines de responsables politiques et grands patrons, dont beaucoup n'ont pas caché leur inquiétude.

Référendum d'ici fin 2017

Ce dernier a assuré vouloir rester dans l'UE mais après avoir réformé une Europe "en train d'être dépassée dans la compétition mondiale et négligée par les investisseurs". Il est "temps d'en faire un moteur pour la croissance, et non une source de coûts pour le monde des affaires et de plaintes pour nos citoyens", a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne "ne fera jamais partie de la zone euro", a en revanche affirmé le Premier ministre britannique. "Une monnaie unique implique une union bancaire et fiscale qui a des conséquences sur tous les pays même sur ceux hors de la zone euro", a-t-il justifié.

David Cameron s'est engagé la veille à Londres, sous la pression des eurosceptiques, à organiser d'ici la fin 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans une UE préalablement réformée, un délai qui inquiète fortement le monde des affaires.

afp/cab

Réactions européennes plutôt fraîches

Les dirigeants européens ont fraîchement accueilli le discours du Premier ministre britannique mercredi à Londres.

"L'Europe, elle doit se prendre telle qu'elle est. On peut la faire évoluer demain, mais on ne peut pas l'abaisser, la diminuer, sous prétexte de proposer d'y rester", a déclaré le chef de l'Etat français François Hollande.

D'autres responsables européens ont également dénoncé cette Europe "à la carte" que la Grande-Bretagne semble, selon eux, appeler de ses voeux.

La chancelière Angela Merkel, qui doit s'exprimer dans l'après-midi à Davos, s'est montrée plus conciliante. "Nous sommes naturellement prêts (...) à discuter des souhaits britanniques", a-t-elle indiqué mercredi.