Mise à jour le 12 janvier 2013

Seize policiers blessés à Belfast lors d'une nouvelle nuit de violence

Belfast
La police a fait usage de canons à eau pour rétablir le calme entre partisans et opposants à une Irlande réunifiée. [PAUL FAITH - Keystone]
Des affrontements à Belfast entre jeunes unionistes et jeunes nationalistes ont fait seize blessés samedi parmi les forces de l'ordre, après une nouvelle manifestation. L'Irlande du Nord est déchirée entre partisans et opposants d'une Irlande réunifiée.

Seize policiers ont été blessés samedi lors d'affrontements entre jeunes unionistes et jeunes nationalistes à Belfast, en Irlande du Nord. Ces heurts sont intervenus après une nouvelle manifestation contre la décision d'ôter le drapeau britannique de l'hôtel de ville.

Les nationalistes partisans d'une Irlande réunifiée ont lancé des balles de golf et des pierres à des manifestants unionistes qui rentraient chez eux après un rassemblement dans le centre de Belfast pour réclamer le retour de l'Union Jack.

Canons à eau et balles en plastique

La police a fait usage de canons à eau pour rétablir le calme. Elle a également eu recours au moins à une occasion au tir d'une balle en plastique. Samedi, un millier d'unionistes s'étaient rassemblés à l'hôtel de ville.

Alors qu'il étaient escortés par plusieurs centaines de policiers pour leur retour vers Belfast-Est, les affrontements ont commencé. Plusieurs dizaines de jeeps, un hélicoptère et des canons à eau ont été envoyés en renfort pour tenter de contrôler la foule.

agences/olhor

Rappel des faits

En décidant début décembre de ne plus faire flotter l'Union Jack que dix-sept jours par an sur l'hôtel de ville, le conseil municipal de Belfast a ravivé les tensions en Irlande du Nord.

Depuis 1906, les couleurs britanniques étaient hissées chaque jour sur le "City Hall". Depuis cette décision controversée, Belfast vit au rythme des violences, les plus graves depuis l'accord d'avril 1998 entre les nationalistes catholiques et les protestants fidèles à la Couronne britannique.

La classe politique, unionistes comme nationalistes, a été unanime à condamner les violences, mais elle n'a pas été capable jusqu'ici d'empêcher les affrontements qui ont lieu presque chaque soir entre la police et des groupes de jeunes hommes drapés dans le drapeau britannique.

Le Premier ministre nord-irlandais Peter Robinson, le vice-Premier ministre nord-irlandais Martin McGuinness, la ministre britannique de l'Irlande du Nord Theresa Villiers et le vice-Premier ministre irlandais Eamon Gilmore doivent s'entretenir du problème la semaine prochaine.