Si certains Terriens étaient bel et bien persuadés que ce vendredi verrait la destruction de notre planète, une prophétie alimentée par la fin d'une ère du calendrier maya, d'autres ont affronté ce "dernier jour" avec flegme et humour, notamment sur internet.
L'Australie était l'un des premiers pays à avoir vu le soleil se lever ce 21 décembre. La page Facebook du Bureau de tourisme australien a été bombardée de messages demandant si l'île-continent comptait encore des survivants. "Oui, nous sommes vivants!", a répondu l'organisation.
Célébrations mayas en Amérique latine
Dans les régions mayas, notamment au Mexique ou au Guatemala, l'heure n'était pas à l'inquiétude. La fin d'une grande ère de 5200 ans dans le calendrier maya (que des chercheurs situent plutôt au 23 décembre) a été célébrée largement, notamment au pied des grandes pyramides de cette civilisation disparue.
Chichen Itzá, un des sites archéologiques les plus représentatifs de la culture maya, dans le sud-est du Mexique, reçoit des milliers de visiteurs vendredi. Mais aucune disposition particulière n'a été prise pour ce jour, car le site est habitué à recevoir des foules plus importantes aux solstices et aux équinoxes.
Les cérémonies avaient commencé dès jeudi soir devant quelque 3000 spectateurs avec rituels et danses dans les majestueuses ruines de Tikal, au coeur de l'épaisse forêt guatémaltèque. Un flux de visiteurs était aussi attendu sur d'autres sites archéologiques du Mexique, du Salvador et du Honduras.
Pas de ruée sur Bugarach
Par ailleurs, les autorités n'ont pas constaté d'afflux massif de population à Bugarach, petit village du sud de la France censé être préservé de la fin du monde. Un important dispositif de sécurité avait été déployé autour de la commune de 200 habitants et du pic de 1230 mètres qui la surplombe, afin de prévenir tout mouvement de foule et de bloquer l'accès à la montagne.
Terre de légendes, Bugarach est au centre de rumeurs sur internet qui faisait de son pic rocheux un "refuge" face à la fin des temps, attendue le 21 décembre selon une interprétation du calendrier maya, et attirent depuis des mois passionnés d'ésotérisme, curieux et reporters du monde entier. Le contingent le plus nombreux était toutefois celui des journalistes.
"Deux rave parties, c'est-à-dire des apéros géants, festifs, ont tenté de se dérouler dans la zone, à proximité du village de Bugarach et nous avons interdit et empêché l'organisation de ces deux rave parties", ont fait savoir les autorités. Les autorités ont aussi interpellé deux personnes avec des machettes et des masques à gaz dans leur voiture alors qu'elles tentaient de passer les barrages filtrants mis en place autour du village.
Internet s'y met aussi
Si certaines régions du monde étaient particulièrement sous le feu des projecteurs, c'est surtout sur internet que la fin du monde est la plus présente, souvent évoquée avec ironie comme en témoigne le hashtag #findumonde sur twitter.
agences/boi