Mise à jour le 04 décembre 2012

L'Otan autorise le déploiement de missiles "anti-syriens" en Turquie

MissilePatriot

MissilePatriot [BERND WUESTNECK - Keystone]

La pression internationale s'est accrue sur la Syrie mardi, suite à l'autorisation délivrée par l'Otan de déployer des missiles Patriot sur le sol de la Turquie. Le feu vert a été donné pour que le pays puisse faire face à la menace syrienne.

Les pays de l'Otan ont accru mardi la pression internationale sur la Syrie. Ils ont mis en garde contre le recours à des armes chimiques par Damas et donné leur feu vert au déploiement de missiles Patriot en Turquie, le long de la frontière syrienne.

"L'Otan a donné son accord pour renforcer les capacités de défense aérienne de la Turquie afin d'assurer la défense de sa population et de son territoire et de contribuer à la désescalade de la crise", ont annoncé les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan réunis mardi à Bruxelles.

Armes opérationnelles début 2013

Les ministres ont insisté sur le caractère "totalement défensif" des Patriot qui seront déployés en Turquie. Il revient désormais aux trois pays possédant des Patriot - Etats-Unis, Allemagne et Pays-Bas - de décider du nombre de batteries, de la date et de la durée de leur déploiement.

Pour faire fonctionner les quatre à six batteries qui pourraient être déployées à Malatya, Diyarbakir et Sanliurfa, 300 à 400 soldats de ces pays pourraient être stationnés en Turquie selon des sources militaires.

En raison des délais nécessaires, liés notamment à l'approbation parlementaire en Allemagne, les Patriot devraient être opérationnels au cours du premier trimestre 2013, a souligné un diplomate.

agences/olhor

Plus de 41'000 morts en 20 mois

En Syrie, au moins 102 personnes ont péri mardi dans le pays, dont 30 à Damas et sa périphérie, où l'armée poursuivait ses opérations et pilonnait les vergers de la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui estime que plus de 41'000 morts, en majorité des civils, ont péri en vingt mois de conflit.

Mardi, neuf élèves et un professeur ont été tués dans la chute d'un obus de mortier sur une école du camp al-Wafidine dans la province de Damas, a rapporté la télévision officielle.

La dégradation de la situation a poussé lundi l'ONU à annoncer qu'elle suspendait ses opérations en Syrie, une décision suivie par l'Union européenne qui a décidé de réduire sa délégation au minimum dans ce pays.