Début du procès du naufrage meurtrier du Costa Concordia en Italie
Le tribunal de Grosseto, dans le centre de l'Italie, a commencé lundi matin ses audiences techniques qui doivent établir les responsabilités dans le naufrage du paquebot Costa Concordia, qui avait fait de nombreuses victimes au début 2012.
Procès très médiatisé
Le commandant de bord, assigné à résidence au sud de Naples, est arrivé discrètement en voiture en début de matinée dans la ville toscane. Il est entré par une porte à l'arrière du Théâtre Moderne, où ces audiences se tiennent. Portant un costume sombre, il est allé s'asseoir sur l'estrade aux côtés de ses avocats.
Des centaines d'experts, avocats, rescapés et familles des victimes doivent participer à ces audiences à huis clos, qui dureront plusieurs jours. Le tribunal décidera de l'ouverture éventuelle d'un procès pénal sur la tragédie.
La zone a été bouclée. Policiers et carabiniers stationnaient aux abords du théâtre, qui peut accueillir 1300 personnes, ainsi que dans les rues avoisinantes. Une foule de journalistes faisait le pied de grue, et une douzaine de camionnettes de télévision étaient stationnées dans les environs.
Naufrage meurtrier
Le commandant de bord, six autres membres de l'équipage et trois dirigeants de la compagnie Costa Crociere, propriétaire du paquebot, sont mis en cause. Ils sont accusés d'homicides par imprudence et naufrage.
Le Costa Concordia, navire pesant 114'500 tonnes, s'était échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres de l'île du Giglio durant la nuit du 13 janvier, faisant 32 morts. À son bord, se trouvaient 4229 personnes, dont 3200 touristes.
afp/dk