Double attentat suicide contre les services de sécurité près de Damas
Le siège des services de renseignement de l'armée de l'air, l'un des organes du régime les plus actifs dans la répression, a été la cible d'attentats suicide dans la nuit de lundi à mardi qui ont fait au total une centaine de morts et de blessés, ont rapporté des opposants au régime.
Ces attaques ont été perpétrées à Harasta, dans la banlieue de Damas. Mais ce bilan reste difficile à vérifier en l'absence de sources d'informations indépendantes sur place.
Le Front al-Nosra, groupuscule salafiste en lutte contre le régime du président Bachar al-Assad, les a revendiquées sur Facebook. Il a confirmé avoir voulu viser avec deux voitures bourrées d'explosifs des installations de l'armée de l'air. "Ensuite, nos combattants ont tiré des obus sur ce qui restait du siège", a-t-il ajouté.
Un centre de torture visé?
Selon l'opposition et des résidents du quartier, l'attaque a provoqué d'importantes explosions. "De fortes ondes de choc ont fait voler les vitres en éclats et dévasté les devantures des magasins. C'est comme si une bombe avait explosé dans chaque maison du quartier", a décrit un habitant.
Les militaires travaillant dans ce complexe ont joué un rôle majeur dans la répression contre l'insurrection, selon al-Nosra, qui évoque une "citadelle de la répression dont l'ampleur n'est connue que de Dieu".
Le groupuscule a notamment présenté ce siège comme l'un des centres de torture utilisé depuis 2011 par le régime. Les forces de sécurité ont bouclé le secteur et des tireurs d'élite ont été déployés le long des rues près du site.
afp/jgal/olhor