Nouvelles suspensions de policiers marseillais soupçonnés d'être ripoux
"Dix-huit policiers qui avaient été entendus dans cette affaire hors du régime de la garde à vue ont été suspendus", a indiqué une source proche du dossier. Une source policière avait indiqué que six nouveaux policiers marseillais avaient été suspendus, en plus des 12 fonctionnaires suspendus vendredi.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prononcé vendredi la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille, composée de 70 policiers, après la mise en cause de plusieurs d'entre eux soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des dealers.
Sept d'entre eux avaient été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen (inculpation) vendredi soir.
"Véritable gangrène"
Le procureur de la République, Jacques Dallest, avait évoqué devant la presse une véritable "gangrène" au sein du service de police concerné et "une affaire lourde, loin d'être terminée". "Il est envisageable que d'autres personnes soient impliquées pénalement", avait-il dit.
Selon le magistrat, les conversations enregistrées à l'occasion de l'enquête sont "accablantes" et révèlent "tout un catalogue d'agissements inacceptables". Vol, racket, trafic de drogue, "tout y passe et de façon répétée dans le temps", avait-il souligné. (Lire également: L'enquête sur les flics ripoux de Marseille prend de l'ampleur)
afp/mre