Coup dur pour Mitt Romney. Au cours d'une séance de levée de fonds fermée à la presse, le candidat républicain a ironisé sur la "mentalité de victimes" des électeurs démocrates. Mais une caméra cachée était dans la salle, et une publication marquée à gauche, Mother Jones, a mis en ligne les propos du candidat qui ont immédiatement été dénoncés par le camp Obama.
La date de l'événement n'a pas été précisée et seul Mitt Romney est reconnaissable à l'écran, le reste de la scène étant flouté. L'authenticité de la vidéo n'a pu être établie mais la voix de l'orateur semble bien être celle du candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre.
Les propos de Mitt Romney
On l'y entend assurer que "47% (des Américains) voteront pour le président quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux, qui pensent qu'ils ont le droit d'avoir accès à une couverture santé, à de la nourriture, à un toit, à tout ce que vous voulez".
Ces gens pensent "que c'est quelque chose qui leur est dû. Que le gouvernement devrait le leur donner. Et ils voteront pour ce président (Obama) quoi qu'il arrive. Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts", poursuit Mitt Romney, en se disant certain qu'il ne réussira pas à les convaincre de voter pour lui.
"Je ne les convaincrai jamais du fait qu'ils devraient prendre leurs responsabilités et prendre leurs vies en main", assure encore le candidat.
afp/char
Le contexte
"Mon équipe de campagne est formidable", a assuré le candidat à l'antenne de Telemundo. "Mes conseillers travaillent extrêmement bien ensemble. Je travaille bien avec eux".
Ces nouveaux développements se produisent aussi alors que Mitt Romney a été critiqué la semaine dernière pour avoir accusé l'administration démocrate de faiblesse face aux violences anti-américaines dans le monde arabo-musulman.
Ses critiques ont toutefois paru déplacées au moment où Barack Obama incarnait le deuil des Etats-Unis à la suite de la mort de quatre Américains dans l'attaque du consulat de Benghazi en Libye le 11 septembre. Le lendemain, le président sortant avait estimé que son adversaire avait "tendance à tirer d'abord et viser ensuite".