Bernard Arnault accuse "Libération" de vulgarité et va porter plainte
Le patron du groupe de luxe français LVMH, Bernard Arnault, a décidé de porter plainte contre le journal Libération pour "injures publiques proférées à son égard" en raison de la Une choc du quotidien lundi - "Casse toi, riche con!" - qui fustigeait sa demande de naturalisation belge. (Lire Le plus riche Français veut être Belge, mais dément l'exil fiscal)
"Bernard Arnault n'a d'autre choix, compte tenu de l'extrême vulgarité et de la violence du titre du quotidien en date du 10 septembre 2012, que d'assigner le journal 'Libération' en justice", souligne un communiqué. Le texte rappele que Bernard Arnault a "précisé qu'il était et qu'il restait résident fiscal français".
Une réponse à une situation vulgaire
Le directeur délégué de la rédaction de "Libération", Vincent Giret, a déclaré que "s'il y a une certaine dureté, une certaine vulgarité à la Une de Libération, c'est précisément parce que la situation l'est aujourd'hui". La "décision de Bernard Arnault contient aussi une dose de vulgarité que nous renvoyons dans un effet boomerang", a ajouté le directeur délégué.
Le titre mis en première page du journal fait allusion au "Casse-toi pauvre con!" lancé par l'ancien président Nicolas Sarkozy en 2008 à une personne qui refusait de lui serrer la main.
Proche de l'ex-président conservateur Nicolas Sarkozy et libéral revendiqué, Bernard Arnault possède une fortune estimée par le journal Forbes à 41 milliards de dollars. Après la victoire de la gauche en 1981, il s'était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans. Sa requête pour obtenir la nationalité belge, en plus de la française, intervient alors que le président français François Hollande a réaffirmé son intention de taxer à 75% les plus hauts revenus.
ats/bri