La moitié des vols Lufthansa annulés
Un arrêt de travail de 24 heures des hôtesses et stewards de Lufthansa dans tous les aéroports allemands pour vendredi, dans le cadre d'un conflit sur des revendications salariales, a démarré vendredi à minuit, a indiqué la première compagnie aérienne allemande. Ce mouvement sans précédent prendra fin à 22 heures.
En Suisse, une vingtaine de vols dans chaque sens sont concernés, soit moins d'un sur cinq. Seuls les aéroports de Genève et de Zurich sont concernés. Au niveau mondial, Lufthansa assure 1800 liaisons par jour. Environ la moitié de ces vols vont avoir lieu, a annoncé la compagnie. La compagnie allemande tient à jour sur son site une liste des vols supprimés.
Six aéroports concernés
Le syndicat UFO, qui revendique l'adhésion d'environ deux tiers des quelque 18'000 hôtesses et stewards de la compagnie, a appelé à des débrayages sur les aéroports de Francfort, le premier noeud aérien de la compagnie et troisième aéroport européen, ainsi que Berlin, Munich, mais aussi Düsseldorf, Stuttgart et Hambourg.
La compagnie a quant à elle proposé d'augmenter les rémunérations de 3,5%, de renoncer aux licenciements économiques, aux contrats à durée déterminée et au recours aux intérimaires, du moins temporairement.
"Il y a eu un contact mais pas de négociations" avec le syndicat UFO dans la journée de jeudi, a précisé un porte-parole de Lufthansa, mais le mouvement se déroulera comme prévu, faute d'accord.
1800 vols annulés
Lufthansa a d'ores et déjà annulé 1'800 vols vendredi, soit la moitié de son trafic. La compagnie prévoit d'assurer le reste avec ses filiales non concernées par le mouvement social, comme Swiss, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Germanwings ou Eurowings.
Le mouvement de grève entamé la semaine dernière s'est progressivement durci. Il a démarré vendredi avec un premier débrayage de huit heures à l'aéroport de Francfort. De nouveaux arrêts de travail ont eu lieu mardi à Francfort, ainsi qu'à Berlin-Tegel et Munich, causant l'annulation de centaines de vols.
Après cette journée d'action, "UFO laissera tout d'abord du temps à Lufthansa pour revoir son attitude intransigeante", a déclaré Birgit Weinreich, membre de la direction du syndicat, dans un communiqué envoyé peu avant le début de la grève.
afp/ats/jgal