Les rebelles syriens attaquent deux lieux symboles du pouvoir à Alep
Les rebelles ont pris mardi pour cible des lieux symboles du pouvoir à Alep attaquant le tribunal militaire, une branche du parti Baas et prenant deux commissariats dans la capitale économique de la Syrie où se joue depuis dix jours une bataille déterminante.
Au moins 61 personnes ont été tuées dans les violences à travers le pays, dont 40 policiers lors de ces assauts menés par des "centaines de rebelles" à Alep, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), au nord d'Alep, le 29 juillet 2012. [AP - Keystone]
Des combats ont éclaté par ailleurs près du siège des puissants renseignements aériens, dans le quartier d'al-Zahra dans l'ouest ainsi qu'à la périphérie du quartier Salaheddine au sud-ouest d'Alep, principal bastion rebelle assiégé par les troupes régulières.
Les forces gouvernementales et les rebelles envoyaient mardi des renforts vers Alep "pour une bataille décisive qui devrait durer des semaines", a affirmé une source de sécurité syrienne. Mais alors que l'armée syrienne pilonnait la ville chaque jour depuis l'ouverture du front d'Alep le 20 juillet, aucun bombardement n'a plus été entendu depuis mardi matin.
Une source de sécurité à Damas a affirmé à l'AFP que l'armée avait repris lundi une partie de Salaheddine mais qu'elle faisait face "à une très forte résistance". Les rebelles ont en revanche nié que l'armée ait "avancé d'un seul mètre".
agences/rber/ptur
Nouvelles défections de haut rang
Pour sa part, l'opposant syrien Haytham al-Maleh a annoncé au Caire avoir été chargé par une coalition de Syriens "indépendants, sans affiliation politique" de former un gouvernement en exil qui sera basé dans la capitale égyptienne. Il a expliqué cette décision par la crainte d'un "vide" en cas de chute du président Bachar al-Assad.