Nouveau bain de sang en Syrie
04.02.2012 13:47Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, a affirmé samedi que 260 civils avaient été tués à Homs dans la nuit, l'un des "plus terrifiants massacres" depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011. Les forces syriennes auraient bombardé des quartiers résidentiels.
Démenti de Damas
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait fait état plus tôt de tirs de mortiers sur Homs, surnommée la "capitale de la Révolution", faisant au moins 217 morts, des civils, et plusieurs centaines blessés. Il était difficile de confirmer l'information de source indépendante en raison des restrictions imposées à la presse étrangère.
Homs est le foyer de la contestation au président Bachar al-Assad. [AP - Keystone]
Le régime du président Bachar al-Assad, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la révolte populaire, a démenti le pilonnage de Homs par l'armée. L'agence officielle Sana, citant une source de presse, a affirmé que les civils "montrés par les chaînes de télévision satellitaires sont des citoyens qui ont été kidnappés et tués par des hommes armés".
Ces nouvelles violences interviennent alors que les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies doivent se réunir samedi matin à New York pour voter sur un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, selon un diplomate.
Résolution rejetée par Moscou
Le texte de résolution transmis aux capitales jeudi "soutient pleinement" la décision de la Ligue arabe de "faciliter une transition politique conduite par les Syriens eux-mêmes et menant à un système politique démocratique et pluraliste".
En dépit des concessions faites à Moscou - le texte, tout en condamnant la répression, ne demande plus explicitement le départ du président syrien et ne mentionne ni embargo sur les armes, ni nouvelles sanctions -, la Russie, alliée de Damas, a déclaré que le projet ne lui convenait "absolument pas".
Malgré plus de dix mois de violences et au moins 6000 morts selon les militants, le Conseil de sécurité a été incapable jusqu'ici d'adopter une résolution sur la Syrie. Un précédent texte avait été bloqué en octobre dernier par un veto russe et chinois.
agences/dk