Publié le 06 décembre 2011

Lait en poudre contaminé par du césium au Japon

Bébénipon
La découverte de césium radioactif dans du lait en poudre pour enfants est sans doute lié à l'accident de Fukushima. [AP Kyodo News - Keystone]
Un fabricant de produits alimentaires japonais, Meiji, a annoncé mardi avoir détecté du césium radioactif dans plusieurs échantillons de lait en poudre pour enfants. Il a proposé aux clients un échange gratuit même si la teneur relevée est inférieure à la limite légale.

Meiji a mesuré jusqu'à 31 becquerels par kilogramme de césium 134 et 137 dans de la poudre de lait, une découverte vraisemblablement liée aux rejets de matières radioactives entraînés par l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima.

La contamination ne proviendrait pas du lait utilisé, en grande partie importé, mais pourrait être intervenue lors du processus de transformation effectué dans une usine de l'est du Japon au mois de mars, peu après l'accident nucléaire.

Environ 400'00 boîtes concernées

Le plafond provisoire fixé par les autorités étant de 200 becquerels par kilogramme, "le niveau mesuré n'est pas tel qu'il puisse avoir des conséquences sur la santé", a indiqué le groupe.

Mais ce dernier, qui dit vouloir rassurer les parents, préfère néanmoins que les enfants ne consomment pas le lait en question. "Compte tenu du fait que le lait est un aliment essentiel pour les enfants, nous proposons aux clients qui ont déjà acheté des boîtes appartenant aux mêmes lots de les échanger", a expliqué Meiji.

Sont concernés tous les produits "Meiji Steppu" en conditionnement de 850g, à consommer de préférence avant octobre 2012 ("date de limite de goût", selon la dénomination japonaise), ce qui représenterait environ 400'000 boîtes.

Limites légales bientôt modifiées

Le groupe promet par ailleurs de publier par la suite sur son site internet les résultats des tests effectués pour chaque lot produit. C'est la première fois qu'est découvert du césium radioactif dans du lait en poudre depuis la catastrophe de Fukushima provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars.

Jusqu'à présent, ont été en partie contaminés et ponctuellement interdits à la vente divers autres aliments provenant de diverses préfectures proches de la centrale, dont du riz, de la viande, des légumes, des champignons ou encore du lait frais.

Le ministère de la Santé s'apprête à modifier les limites légales, notamment à fixer des plafonds plus sévères de teneur en éléments radioactifs pour les catégories d'aliments destinés aux enfants.

ats/pym