Les inondations en baisse dans quelques jours
29.10.2011 11:53La capitale, qui compte 12 millions d'habitants, était en alerte maximum pour ce week-end de congés décrété à la hâte avant l'arrivée de masses d'eau colossales venues des plaines centrales du pays, et qui coïncidaient avec de grands coefficients de marée. "Si tout le monde travaille dur, les inondations à Bangkok vont commencer à baisser la première semaine de novembre", a indiqué Yingluck Shinawatra, après avoir déclaré que les eaux risquaient de noyer la ville pendant un mois.
Samedi, plusieurs districts du nord étaient toujours très inondés. Le niveau de l'eau a aussi augmenté, parfois jusqu'à un mètre, dans certains quartiers à l'ouest du fleuve Chao Phraya qui traverse la capitale. La vieille ville, notamment le quartier chinois, a aussi été sévèrement touchée, forçant les touristes à se promener les pieds dans l'eau. Mais le centre-ville restait parfaitement au sec.
Premier ministre critiquée
Yingluck Shinawatra est vivement critiquée pour sa gestion de la crise. [Chaiwat Subprasom - Reuters]
Yingluck Shinawatra qui a pris ses fonctions en août, a été vivement critiquée pour sa gestion de la crise, les déclarations contradictoires de son équipe et la plus grande confusion sur l'étendue du désastre. Le Centre de secours (Froc), installé à l'aéroport Don Mueang (vols intérieurs, fermé au trafic aérien), a commencé à déménager samedi après avoir été à son tour gagné par les eaux et privé d'électricité. Des dizaines de milliers de résidents de Bangkok, locaux comme étrangers, ont fui la ville et se sont installés dans des cités balnéaires du sud du pays.
La saison de mousson, particulièrement abondante, a déjà provoqué la mort d'au moins 381 personnes en Thaïlande. Plusieurs chancelleries ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre à Bangkok, mais l'aéroport international Suvarnabhumi fonctionnait normalement. La Banque de Thaïlande a annoncé pour sa part une baisse de ses prévisions de croissance de 4,1% à 2,6% pour 2011, soulignant les lourdes pertes notamment pour la production agricole et l'activité manufacturière.
Ces inondations, les pires depuis des décennies, ont provoqué l'arrêt de centaines d'usines, mettant près d'un demi-million de personnes au chômage technique, en particulier dans les secteurs de l'automobile et de l'électronique. La demande intérieure s'est également ralentie, tandis que la crise économique mondiale pèse sur les exportations.
ats/sba/pima