Le Vatican fustige la lapidation en Iran
05.09.2010 17:29"Le Saint-Siège suit cette affaire avec attention et implication", a indiqué le père Federico Lombardi, en réponse à une demande de l'AFP. "La position de l'Eglise, opposée à la peine de mort, est connue et la lapidation en est une forme particulièrement brutale", a-t-il souligné.
Toutefois, a-t-il ajouté, l'intervention du Saint-Siège "sur les questions humanitaires près des autorités d'autres pays" se déroule "non pas sous forme publique, mais à travers les canaux diplomatiques", "comme cela est intervenu de nombreuses fois dans le passé".
Mobilisation internationale
Le pape Benoît XVI n'a fait aucune allusion à cette condamnation ce dimanche lors de la prière de l'Angelus. Le Vatican s'était jusqu'ici abstenu de toute réaction à cette affaire qui se déroule dans la République islamique d'Iran où les chrétiens ne représentent qu'une infime minorité (250'000 chrétiens sur 71 millions d'habitants).
De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a réclamé dimanche aux autorités iraniennes "un geste de clémence" pour sauver la vie de Mme Ashtiani. Tout en réaffirmant son "plein respect de la souveraineté iranienne" et en se défendant de toute "ingérence", M. Frattini a estimé que "seul un geste de clémence peut sauver la vie de cette personne", dans une déclaration à l'agence italienne Ansa.
L'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment qui a été provisoirement suspendu.
afp/cab