Marches de soutien à l'Iranienne menacée de mort
28.08.2010 21:55Environ 300 personnes se sont rassemblées samedi sur le parvis des droits de l'homme, à Paris, pour soutenir Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Iranienne accusée d'adultère et de meurtre et menacée d'être exécutée par lapidation dans son pays.
Plusieurs personnalités, comme l'écrivain Marek Halter, ont participé à ce rassemblement organisé à la mi-journée par l'association de défense des droits des femmes Ni putes ni soumises, la Ligue du droit international des femmes, et le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, a constaté un journaliste de l'AFP. Des manifestations similaires étaient organisées dans 100 villes à travers le monde.
Féministes au front
"Sakineh est au courant de cette mobilisation. Ce qui est important, c'est que nos voix puissent résonner, car nos renoncements en France peuvent être catastrophiques pour elle", a jugé la présidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, au milieu de dizaines de pancartes relayant des slogans féministes.
"Même si le pouvoir iranien vient de décider de suspendre sa sentence, le combat est loin d'être terminé", a-t-elle lancé, soulignant que Sakineh était toujours emprisonnée et risquait toujours la peine de mort.
A l'issue du rassemblement, les présidentes des trois associations organisatrices se sont dirigées, sous escorte policière, vers l'ambassade d'Iran, où elles ont pu déposer dans la boîte aux lettres un courrier demandant à Téhéran de surseoir à l'exécution de Sakineh.
Peine de mort "suspendue"
L'Iran a réaffirmé samedi avoir suspendu l'application de la peine de mort par lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani, dans l'attente d'une décision "finale" de la justice.
Mère de famille de 43 ans, Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari.
agences/bkel