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Netanyahu et Abbas autour de la même table

Le président Obama avait rencontré M.Abbas le 28 mai dernier.
Le président Obama avait rencontré M.Abbas le 28 mai dernier.
Le président américain, Barack Obama, rencontrera le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, mardi à New York pour "préparer le terrain à une relance des négociations" au Proche-Orient, a annoncé samedi la Maison Blanche.

Cette rencontre tripartite interviendra dans la foulée de deux
bilatérales, a précisé samedi le porte-parole de la Maison Blanche
Robert Gibbs. Dans un communiqué, les services du Premier ministre
israélien ont annoncé qu'il «acceptait chaleureusement
l'invitation» à cette rencontre.



Côté palestinien, le négociateur Saeb Erekat a confirmé la
présidence d'Abbas, tandis qu'à Gaza, le Premier ministre Hamas
Ismaïl Haniyeh dénonçait d'avance cette rencontre: «Personne n'est
autorisé, ni l'OLP ni personne d'autre, à signer un quelconque
accord qui viole les droits de la nation et du peuple palestinien,
et toute signature de ce type est invalide et n'oblige le peuple
palestinien à rien», a-t-il déclaré lors d'une intervention à
l'occasion de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de jeûne du
Ramadan.

Rencontre symbolique

Si aucune annonce véritable n'est attendue à l'issue de cette
trilatérale, selon un responsable de l'administration s'exprimant
sous le couvert de l'anonymat, elle vise en tous cas à montrer
l'implication personnelle de Barack Obama dans le dossier.



«C'est un signe supplémentaire du profond engagement du président
envers une paix globale, qu'il veuille s'engager personnellement à
ce stade, alors que nous poursuivons nos efforts pour encourager
toutes les parties à prendre leurs responsabilités (...) et à créer
un contexte positif pour la reprise des négociations», a déclaré
George Mitchell, l'émissaire spécial d'Obama pour le
Proche-Orient.

Mitchell rentre bredouille

Vendredi, la possibilité d'une telle réunion semblait pourtant
compromise, à l'issue de sa tournée régionale, Mitchell étant
rentré les mains vides d'une semaine de navettes
israélo-palestiniennes.



En quatre jours, il a rencontré Netanyahu à quatre reprises et
Abbas deux fois, sans réussir à annoncer d'avancer sur la
principale pomme de discorde entre les deux hommes, la question de
la colonisation.



Israël refuse le gel complet des constructions en Cisjordanie et à
Jérusalem-Est, condition préalable à la reprise des discussions.
Les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ont été
interrompues après l'offensive israélienne contre la bande de Gaza
en décembre et janvier derniers.



Avant cette trilatérale, le ministre travailliste de la Défense
Ehoud Barak doit lui rencontrer lundi son homologue américain
Robert Gates.



agences/sbo

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Deux militants palestiniens tués

Sur le terrain, deux militants palestiniens ont été tués et deux autres blessés par l'explosion d'obus de chars israéliens dimanche sur le nord de la bande de Gaza, selon des sources médicales.

Les tirs se sont produits quelques heures après l'explosion de roquettes tirées de la bande de Gaza vers le territoire israélien et qui n'ont fait ni victime ni dégât.

Fin 2008, l'armée israélienne a lancé une meurtrière offensive contre le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza afin de stopper ces incessants tirs de roquettes.

Depuis lors, plus de 200 roquettes et obus ont été tirés depuis Gaza contre Israël, selon l'armée israélienne.

Israël et Autorité palestinienne appelés à ne pas «saper les efforts»

Le roi Abdallah II de Jordanie et M.Abbas, à l'issue d'une rencontre, ont appelé la communauté internationale à empêcher Israël de «saper les efforts déployés pour relancer des négociations sérieuses en vue de réaliser la paix avec comme principale condition l'établissement d'un Etat palestinien».

«La poursuite de la colonisation par Israël des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem, constitue le principal obstacle à tout progrès dans les efforts de paix», ont-ils estimé. Ils ont demandé à Washington de «jouer un rôle de leadership dans les négociations et d'assurer leur relance».

«C'est l'Autorité palestinienne qui empêche la reprise du dialogue en posant des conditions préalables qu'elle ne soulevait pas dans le passé», a rétorqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Yossi Lévy.