Modifié le 28 juin 2010

Pas de Tamiflu pour tous, recommande l'OMS

Le médicament produit par Roche est vendu 80 francs la boîte.
La prescription massive de Tamiflu n'est pas conseillée par l'OMS. [Reuters]
Les personnes en bonne santé attrapant la grippe A/H1N1 n'ont pas besoin de prendre de traitement antiviral comme le Tamiflu, sauf s'ils ont une forme sévère de ce virus ou si leurs symptômes s'aggravent, a jugé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans cette nouvelle recommandation adressée aux responsables de
la santé publique, l'agence onusienne estime que les médecins n'ont
pas à prescrire de Tamiflu à des personnes en bonne santé ayant des
symptômes modérés.





Selon l'OMS, le Tamiflu doit en revanche être prescrit pour les
personnes à risque: les enfants de moins de cinq ans, les femmes
enceintes, les plus de 65 ans et les personnes ayant des problèmes
de santé, cardiaques, VIH ou diabète.

Gouvernements contredits

En revanche, tous les patients, y compris les enfants, qui sont
gravement atteints ou dont les symptômes s'aggravent, avec des
difficultés respiratoires, des douleurs à la poitrine ou une
faiblesse importante doivent recevoir immédiatement du Tamiflu,
voire même à plus forte dose.





Ces nouvelles recommandations viennent contredire certaines
décisions gouvernementales, comme en Grande-Bretagne, où le Tamiflu
est prescrit à toute personne suspectée d'avoir la grippe
A/H1N1.





Depuis juillet, cet antiviral est disponible pour quiconque
soupçonné d'être atteint via le service national téléphonique
spécialement mis sur pied pour gérer ce virus, et sans même avoir
vu un médecin.

Risques de rendre le virus résistant

Une politique critiquée par certains experts, qui jugent que
distribuer trop largement le Tamiflu risque de rendre le virus
résistant.





Selon l'OMS, la plupart des patients atteints guérissent en une
semaine sans médicament. Mais environ 40% des cas graves concernent
cependant des personnes en bonne santé, en général ayant moins de
50 ans.





afp/ak

Publié le 21 août 2009 - Modifié le 28 juin 2010

Une deuxième vague redoutée

La directrice de l'OMS Margaret Chan a appelé vendredi la communauté internationale à se préparer à une deuxième vague probable de grippe porcine.

"On ne peut pas dire si le pire est passé ou s'il est sur le point d'arriver", a déclaré Margaret Chan, dans un message vidéo enregistré, diffusé à l'ouverture d'un symposium de trois jours à Pékin sur la grippe en Asie-Pacifique.

"Nous devons nous préparer à toute surprise que nous réserve ce nouveau virus capricieux. Une mutation constante et imprévisible est le mécanisme de survie du monde microbien", a-t-elle ajouté.

"Nous devons également nous préparer à une seconde voire à une troisième vague comme nous l'avons vu lors des précédentes pandémies", a poursuivi la directrice de l'OMS.

Un milliard de doses commandées

Alors que le gouvernement tchèque a annoncé vendredi qu'il allait acheter un million de doses de vaccin contre la grippe porcine, suffisant pour 500.000 personnes, les commandes mondiales ont atteint un nouveau pic.

L'OMS a annoncé au début de la semaine que les pays de l'hémisphère nord avaient commandé plus d'un milliard de doses de vaccin contre la grippe A/H1N1 aux laboratoires pharmaceutiques qui ne devraient pouvoir en fournir qu'une quantité limitée au début de l'automne.