Modifié le 06 février 2018

Les bourses asiatiques s'effondrent dans la foulée de Wall Street

Un passant devant l'affichage des cours de la bourse, à Tokyo.
Un passant devant l'affichage des cours de la bourse, à Tokyo. [Franck Robichon - EPA/Keystone]
A l'instar de la Bourse de Tokyo, où l'indice Nikkei a fini en baisse de 4,73%, les bourses asiatiques ont dévissé mardi, dans la foulée de Wall Street, qui a subi lundi soir son pire revers depuis 2011.

En clôturant ainsi après avoir perdu jusqu'à 6% dans la journée, Tokyo a connu sa plus lourde perte depuis quinze mois, pour retomber à son plus bas niveau depuis la mi-octobre.

L'indice Nikkei a cédé 1071,84 points à 21'610,24 et le Topix, plus large, a abandonné 80,33 points (-4,40%) à 1743,41. Le Nikkei n'avait pas accusé une baisse aussi marquée en pourcentage depuis le 9 novembre 2016. Il accuse un repli de 10,4% par rapport à son pic de clôture du 23 janvier.

Ailleurs dans la région au même moment, la Bourse de Sydney a perdu 3,4%, Hong Kong près de 5%, Séoul 1,3%, tandis qu'en Chine continentale, l'indice composite de Shanghai a cédé plus de 2%. Quant à l'indice MSCI des marchés d'Asie-Pacifique hors Japon, il a reculé de 3,28%

L'année 2018 avait pourtant bien commencé, les indices enchaînant les records à New York, mais vendredi la publication aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l'emploi a subitement changé la donne. Le Dow Jones a perdu près de 1600 points en séance, la plus forte perte en points de son histoire.

>> Lire: Le Dow Jones perd près de 1600 points en une séance, un record 

Retour de l'inflation

"Les investisseurs sont convaincus que l'inflation revient et que les taux d'intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé", a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda.

Tout comme les donneurs d'ordres se détournent des actions, plus risquées que les obligations, ils se réfugiaient mardi vers le yen, valeur refuge prisée en période d'incertitudes. De même l'once d'or montait-elle à 1346,21 dollars vers 1h30 (en Suisse), contre 1333,60 dollars lundi soir.

Après la fièvre qui s'était emparée des marchés ces dernières semaines, "cette soudaine baisse est un choc", a commenté expert de SMBC Nikko Securities.

Les bourses européennes, déjà chahutées lundi, risquent de vivre une nouvelle séance difficile quand elles ouvriront, note Srephen Innes.

>> Sujet traité dans les flashs horaires de RTS La Première.

agences/gax

Publié le 06 février 2018 - Modifié le 06 février 2018