Modifié le 28 décembre 2017

La reprise de l'horlogerie suisse devrait se confirmer en 2018

Les exportations horlogères ont chuté de 9,9% à 19,4 milliards de francs en 2016, a indiqué la Fédération de l'industrie horlogère suisse
Après une chute à à 19,4 milliards de francs en 2016, les exportations horlogères sont reparties à la hausse en 2017 [Gaël Klein - RTS]
L'horlogerie suisse a vécu une année 2017 marquée du sceau de la reprise, après deux exercices de fort recul. Les exportations devraient approcher les 20 milliards de francs, une progression qui devrait se confirmer en 2018.

"La conjoncture mondiale s'est améliorée et le marché chinois a connu un redressement spectaculaire, avec un bond de presque 20%" explique Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH), qui se veut toutefois prudent.

Premier débouché historique des montres suisses, Hong Kong a affiché un taux de croissance de 5,3% entre janvier et novembre. Quant aux Etats-Unis, deuxième marché d'exportation devant la Chine, ils enregistrent une évolution contrastée avec un recul de 4%.

Grandes marques mieux loties

Par ailleurs, Jean-Daniel Pasche se réjouit du léger affaiblissement du franc face à l'euro, une "bouffée d'oxygène" alors que l'Europe représente 34% des exportations.

Amorcée en mars dernier après 20 mois de marasme, la reprise ne profite toutefois pas à tout le monde de la même façon. "Les grandes marques sont mieux loties que les petites, alors que des sous-traitants continuent de souffrir", relève le président de la FH.

ats/jop

Publié le 28 décembre 2017 - Modifié le 28 décembre 2017

Bientôt une "task force" pour contrôler le swiss made

Un organe spécifique sera mis en place en 2018 pour contrôler le respect des nouveaux critères du swiss made. Constitué d'experts, il s'intéressera à la production et aux infrastructures.

En résumé, il s'agira d'une sorte de tribunal arbitral technique, explique Jean-Daniel Pasche, qui rappelle que 160 cas d'abus sont traités en moyenne chaque année.

La nouvelle ordonnance exige que l'équivalent de 60% du coût de revient soit réalisé en Suisse, tout comme son développement technique.