Modifié le 27 décembre 2017

Le bridage des iPhones pourrait conduire Apple devant la justice

Certains appareils d'ancienne génération ont été volontairement bridés par Apple. Des usagers ont déposé plainte contre la marque
Certains appareils d'ancienne génération ont été volontairement bridés par Apple. [Fernando Gutierrez-Juarez - Keystone]
Le groupe Apple pourrait devoir s'expliquer devant la justice après avoir admis qu'il bridait volontairement certains de ses anciens modèles d'iPhones, ont indiqué mardi plusieurs autorités judiciaires aux Etats-Unis.

Apple a reconnu la semaine dernière que certaines mises à jour de son système d'exploitation avaient pour effet de ralentir le fonctionnement d'anciennes versions de l'iPhone.

La société technologique américaine affirme avoir recouru à cette solution pour éviter que les smartphones équipés de batteries usées s'éteignent inopinément.

Vers une procédure en nom collectif

Au total, huit plaintes ont été déposées devant plusieurs juridictions fédérales par des utilisateurs s'estimant dupés. Plusieurs plaignants estiment que cette méthode les a peut-être conduits à se fourvoyer en tentant d'améliorer les performances de leur iPhone.

Toutes ces plaintes pourraient se transformer en procédures en nom collectif et aboutir au versement d'indemnités à des millions d'utilisateurs américains.

Selon le quotidien israélien Haaretz, une juridiction israélienne a été saisie d'une plainte similaire.

agences/lby

Publié le 27 décembre 2017 - Modifié le 27 décembre 2017

Quelle riposte en Suisse?

Dans la mesure où l'action collective n'existe pas en Suisse, comme c'est le cas aux Etats-Unis, cette option n'est pas envisageable, mais n'empêchera des réactions helvétiques.

"Le fait qu'on vende des produits à un prix cher, des produits de qualité avec certaines performances et qu'au final ceci ne tient pas sur la durée pourrait être qualifié de pratique déloyale", relève Valérie Muster, juriste à la Fédération romande des consommateurs (FRC).

"C'est à un juge d'en décider, mais il y a une forte suspicion que ça entre dans le cadre de la Loi sur la concurrence déloyale."

>> Ecouter les propos de Valérie Muster dans Le 12h30: