Modifié le 07 novembre 2017

Pour assouplir le marché du travail, l'USAM propose la semaine de 50 heures

Le président de l'USAM Jean-François Rime et le directeur Hans-Ulrich Bigler (ici en 2016).
L'Union suisse des arts et métiers milite pour un marché du travail plus souple Le 12h30 / 1 min. / le 07 novembre 2017
Pouvoir travailler 50 heures maximum par semaine et avoir des périodes de repos plus flexibles: l'Union suisses des arts et métiers (USAM) a proposé mardi un train de mesures pour assouplir le marché du travail.

Avec ces mesures, la faîtière des PME veut "moderniser et assouplir" la loi sur le travail.

Pour l'USAM, cette loi est obsolète à l'heure de la numérisation du travail et des attentes des salariés de plus en plus mobiles, sans oublier la pénurie de main-d'oeuvre en augmentation suite aux départs à la retraite des baby boomers.

Semaine de 50 heures

Ces arguments justifient, selon l'USAM, un assouplissement de la réglementation sur le temps de travail. Sa direction propose notamment des périodes de repos plus flexibles ou encore d'augmenter la durée maximale de la semaine de travail de 45 à 50 heures, comme l'a expliqué le président de l'USAM Jean-François Rime, dans le 12h30 de la RTS mardi.

"En fonction de la branche, les horaires de travail doivent être plus longs que les 45 heures inscrites dans la loi, ainsi dans le secteur de la construction qui est fortement tributaire de la météo. Je crois qu'il faut adapter les lois sur le travail aux conditions actuelles, sachant que ces lois datent pour la plupart des années 1950 et 1960".

L'USAM compte désormais sur ses relais au Parlement pour déposer interpellations et autres motions exigeant ces modifications législatives. Il s'agit aussi de mettre une certaine pression sur Johann Schneider-Ammann, le conseiller fédéral PLR en charge de l'Economie, qui aux yeux de l'USAM tarde à faire évoluer le droit du travail.

Réaction des syndicats

Les syndicats ont déjà vivement réagi à ces propositions. Pour Unia, les propositions de la faîtière des PME provoqueraient une grave détérioration des conditions de travail: elles menaceraient la santé des travailleurs au seul bénéfice des employeurs.

Selon le syndicat, la Suisse est déjà l'un des pays où le temps de travail est le plus long en Europe.

>> Le débat dans Forum entre Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'USAM, conseiller national (PLR/ZH), et Véronique Polito, membre de la direction du syndicat UNIA:

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'USAM, et Véronique Polito, membre du comité directeur du syndicat UNIA.
Forum - Publié le 07 novembre 2017
 

Marc Menichini/lan

Publié le 07 novembre 2017 - Modifié le 07 novembre 2017