Modifié le 14 septembre 2017

Le groupe Liebherr soupçonné de corruption en Afrique du Sud

Vue aérienne de l'entreprise Liebherr à Reiden (LU), en 2012.
Vue aérienne de l'entreprise Liebherr à Reiden (LU), en 2012 (image prétexte). [Alessandro Della Bella - Keystone]
Le groupe Liebherr se retrouve confronté à des soupçons de corruption en Afrique du Sud. Le constructeur fribourgeois de machines de chantier confirme qu'une enquête interne est en cours.

Le fabricant basé à Bulle se voit reprocher le versement de pots-de-vin à des entreprises publiques sud-africaines et à des personnes en relation avec celles-ci, afin de décrocher des commandes.

Ces allégations ont été révélées en juin par des journalistes d'investigation sud-africains dans le cadre du scandale des "GuptaLeaks", du nom d'une famille proche du président Zuma.

4 millions de francs de pots-de-vin

Confirmant une information du journal alémanique Handelszeitung, Liebherr a indiqué mercredi à l'ats que l'enquête interne n'est pas encore conclue. Celle-ci porte sur des affaires entre la société Liebherr Container Cranes Ltd, domiciliée à Killarney (Irlande), et la firme Accurate Investments Ltd de la famille Gupta.

Selon les journalistes sud-africains, Liebherr aurait notamment versé à la firme des Gupta quelque 100 millions de rands (4 millions de francs), entre 2013 et 2014, pour obtenir du groupe public de logistique sud-africain Transnet des contrats pour la livraison de grues.

ats/hend

Publié le 13 septembre 2017 - Modifié le 14 septembre 2017

Les "GuptaLeaks"

Les "GuptaLeaks" sont constitués de près de 200'000 courriels et documents que des lanceurs d’alerte ont confié à des journalistes d’investigation.

Ils dévoilent des échanges confidentiels entre la puissante fratrie d'affaires Gupta, le fils du chef de l'Etat et plusieurs ministres, notamment autour de l'attribution de marchés publics ou de pots-de-vin.