Modifié le 13 septembre 2017

La FRC a recueilli 600 plaintes en un jour dans l'affaire Volkswagen

Un logo de la marque Volkswagen sur le bâtiment d'un revendeur de la marque allemande à Berlin.
Un logo de la marque Volkswagen sur le bâtiment d'un revendeur. [Markus Schreiber - Keystone]
Les deux actions distinctes en dommages-intérêts initiées en Suisse dans le cadre du scandale VW recueillent un fort soutien. La Fédération romande des consommateurs (FRC) a ainsi enregistré 600 plaintes.

La FRC est passée lundi à l'offensive contre Volkswagen. Alliée à sa faîtière européenne, elle a lancé un recours collectif en Allemagne pour que le constructeur automobile verse des dédommagements aux clients lésés par le scandale des moteurs diesel.

L'organisation romande de protection des consommateurs vise plus de 1000 plaignants en Suisse. "Nos partenaires de myRight ont enregistré 600 inscriptions après un seul jour", s'est réjouie Florence Bettschart, responsable droit et politique à la FRC.

Quelque 1600 réclamations via la SKS

La plateforme en ligne myRight, adaptée au public helvétique, existe en français et en allemand. Des deux côtés de la Sarine, les propriétaires lésés peuvent choisir de participer à l'une ou l'autre procédure en cours, mais pas aux deux, précise Florence Bettschart.

La Fondation alémanique des consommateurs (SKS) compte quant à elle déjà 1600 réclamations. Pour que la plainte contre VW et l'importateur Amag ait suffisamment de poids, l'association espère réunir 2000 personnes prêtes à soutenir la procédure d'ici à la mi-novembre.

ats/tmun

Publié le 13 septembre 2017 - Modifié le 13 septembre 2017

3000 à 7000 francs d'indemnités

Pour mémoire, le scandale a touché quelque 180'000 véhicules en Suisse. La SKS estime que les clients lésés ont payé en moyenne 15% de trop, soit un montant compris entre 3000 et 7000 francs, selon le prix d'achat du véhicule.

Pour être prises en compte, les demandes d'indemnisation doivent être soumises avant la fin de cette année. Car à partir de janvier 2018, il y a un risque de prescription.

Pour rappel, la SKS a porté plainte jeudi dernier à Zurich contre le groupe Volkswagen et Amag. La procédure vise à déterminer si VW et l'importateur ont trompé les automobilistes et violé le droit helvétique.